Le président de la République, Kaïs Saïed, a procédé vendredi 26 juin au palais de Carthage à la nomination des membres de la Commission nationale de conciliation pénale, après avoir auparavant désigné Ali Abbès à la présidence de cette instance.
À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé que le principe de reddition des comptes demeure une revendication légitime du peuple tunisien, soulignant qu’il n’est pas envisageable de renoncer à « un seul millime » relevant des droits des Tunisiens.
Kaïs Saïed a également indiqué que la recomposition de la Commission constitue une nouvelle étape destinée à relancer le processus de conciliation pénale, rappelant que les travaux antérieurs avaient connu des difficultés et des blocages ayant entravé leur progression.
Le président de la République a, par ailleurs, estimé qu’une nouvelle opportunité était offerte aux personnes concernées, qu’elles se trouvent en Tunisie ou à l’étranger. Il a précisé que ceux qui choisissent la voie d’une réconciliation sincère pourront bénéficier de cette démarche, loin de toute surenchère, de toute interprétation erronée ou de tout retard dans le traitement des dossiers.
Le chef de l’État a également insisté sur le fait que « le sang des martyrs et des blessés ne sera pas versé en vain » et que les revendications légitimes du peuple tunisien seront concrétisées. Il a rappelé que nul n’est au-dessus de la loi ou de la responsabilité judiciaire, affirmant que tous sont égaux devant les dispositions légales sans exception.
Par ailleurs, le président de la Commission nationale de conciliation pénale ainsi que ses membres ont prêté serment devant le président de la République, conformément aux dispositions du décret-loi ayant institué cette structure en 2022.

