L’Association tunisienne de défense des libertés individuelles a remis les prix de la neuvième édition du concours du Média Libre pour l’année 2025, après la fin des travaux du jury. Ce jury se compose de la journaliste Rim Kacem, du journaliste Fatine Hafsia et du chercheur Mahdi El Ech.
Le jury a évalué 12 travaux journalistiques candidats au prix. Leurs sujets étaient variés : articles d’analyse, enquêtes d’investigation, vidéos documentaires et podcasts en langues arabe et française. Il s’agit d’articles et contenus audiovisuels publiés dans des médias indépendants et des plateformes privées, et portant sur les questions des libertés individuelles, des droits de l’homme, de la gouvernance, du système carcéral, de la justice et de l’environnement.
Les délibérations ont donné le classement suivant :
- Premier Prix : Un documentaire d’investigation intitulé « Affaire de complot contre la sûreté de l’État : la vérité perdue« , par la journaliste Rehab Hawat pour le site Al-Katiba.
- Deuxième Prix : Un travail journalistique intitulé « Viol conjugal en Tunisie : la prison silencieuse du devoir« , par la journaliste du site Nawaat Rihab Boukhayatia.
- Troisième Prix : Une enquête intitulée « Les énergies renouvelables en Tunisie sous la loupe: la face cachée non durable« , par la journaliste Mayssa Zaïra pour la plateforme Cosmos Media
Pour faire ses choix, le jury s’est basé sur des critères précis. Il s’est concentré sur des normes fixées au niveau professionnel, éthique, journalistique et des droits de l’homme. Ces critères sont : l’engagement à défendre les libertés sous toutes leurs formes, l’originalité et l’innovation dans le choix de l’angle journalistique, la qualité de l’écriture et de la rédaction, l’enchaînement de la construction journalistique, la diversité des sources, la précision et le respect de l’éthique de la profession journalistique.
Le jury a recommandé de consacrer chaque édition du concours à un genre journalistique précis (comme le podcast, l’enquête, le reportage ou l’article d’investigation). Cela permettra d’assurer une évaluation journalistique mais aussi objective et juste face à la diversité des catégories participantes, en célébrant un genre précis chaque année comme cela se fait dans le monde.
Le jury a aussi appelé à donner une souplesse qui permet l’ex aequo (le partage du prix) quand le niveau des travaux est très proche. Il demande aussi de prendre en compte les différences techniques et de réalisation entre les différents médias pour garantir l’égalité des chances.
Enfin, pour soutenir les prochaines générations et les milieux difficiles, le jury a proposé de créer un prix financier et moral pour les travaux académiques des étudiants de l’Institut de presse et des universités de confiance, afin d’installer la culture des libertés. Il a aussi proposé de réserver une mention spéciale pour les sujets qui défendent les libertés dans les milieux très difficiles.

