La cheffe du parti d’extrême droite en France, Marine Le Pen a annoncé qu’elle serait candidate à l’élection présidentielle de 2027, quelques heures après avoir été condamnée en appel dans le procès des assistants parlementaires européens du Front national, mardi 7 juillet 2026. Si sa peine d’inéligibilité a été réduite à quinze mois et considérée comme purgée par la cour d’appel de Paris, en raison de l’immédiateté de l’application de la peine prononcée en première instance, le 31 mars 2025, elle a été condamnée à un an de prison ferme aménageable sous bracelet électronique.
La triple candidate à la présidentielle du parti d’extrême droite avait déclaré à plusieurs reprises qu’elle ne ferait pas campagne dans ces conditions. « Comme j’ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation, ce qui n’était pas obligatoirement le cas des autres hypothèses, et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l’arrêt, je ferai donc campagne sans bracelet électronique », a-t-elle cependant affirmé sur le plateau du « 20 heures » de TF1.
« Nous allons très rapidement, Jordan Bardella (président en titre du RN) et moi-même, démarrer cette campagne présidentielle », a précisé la cheffe de file du Rassemblement national, estimant qu’ils offrent aux Français un binôme « équilibré, cohérent, solide ». « C’est ensemble donc que nous irons convaincre les Français que ce qu’ils vivent aujourd’hui n’est pas une fatalité », a-t-elle ajouté.

