Les établissements de l’enseignement public confirment leur place prépondérante dans la réussite au baccalauréat 2026. Selon les statistiques officielles publiées jeudi par le ministère de l’Éducation, 55,82 % de l’ensemble des admis à l’examen national sont des élèves inscrits dans les lycées publics, contre 21,72 % issus des établissements privés, tandis que 14,20 % des admis sont des candidats libres.
Ces chiffres ont été dévoilés à l’issue de la proclamation des résultats de la session de contrôle, qui a permis à plusieurs milliers de candidats de décrocher leur diplôme et de porter le taux global de réussite à 50,72 %, en légère baisse par rapport à la session 2025 où il s’était établi à 52,59 %.
Au cours de la session de contrôle, 23 316 candidats ont été admis sur un total de 49 661 ayant effectivement passé les épreuves écrites, soit un taux de réussite de 46,95 %. Cette session a constitué une seconde chance décisive pour de nombreux élèves ajournés après la session principale.
Lors de cette première session, organisée en juin dernier, 55 259 candidats avaient été admis parmi 154 928 présents aux épreuves, ce qui correspondait à un taux de réussite de 35,67 %. Les résultats définitifs des deux sessions confirment ainsi que plus d’un candidat sur deux a obtenu son baccalauréat cette année.
La répartition des admis met une nouvelle fois en évidence le poids de l’enseignement public dans le système éducatif tunisien. Les lycées publics demeurent la principale source de bacheliers, illustrant leur rôle central dans la formation des élèves à travers l’ensemble des régions du pays. Les établissements privés continuent également de contribuer à la réussite nationale, tandis que les candidats libres représentent une part non négligeable des nouveaux bacheliers.
La publication de ces statistiques intervient alors que les futurs bacheliers se préparent à la phase de l’orientation universitaire, qui déterminera leur accès aux différentes filières de l’enseignement supérieur en fonction de leurs résultats et de leurs choix.
Les chiffres publiés par le ministère constituent également un indicateur de l’évolution des performances du système éducatif. Si le taux de réussite global accuse un léger recul par rapport à l’année précédente, il reste supérieur au seuil de 50 %, confirmant une stabilité relative des résultats nationaux après les deux sessions du baccalauréat.

