Les autorités italiennes ont procédé à la saisie de 60,28 tonnes d’huile d’olive en provenance de Tunisie à l’issue d’une opération de contrôle menée au port de Palerme.
Présentée comme de l’huile d’olive vierge extra, la cargaison a été reclassée en huile d’olive vierge après des analyses ayant conclu qu’elle ne satisfaisait pas aux exigences de la catégorie supérieure.
Cette opération a été conduite conjointement par l’Inspection centrale de la protection de la qualité et de la répression des fraudes des produits agroalimentaires (ICQRF), l’Agence italienne des douanes et monopoles et la Guardia di Finanza. Les contrôles ont révélé un défaut organoleptique lié au rancissement, incompatible avec l’appellation « vierge extra ».
D’après les autorités italiennes, la marchandise avait quitté le port de Tunis à destination d’un moulin à huile situé dans la province de Reggio de Calabre. Les enquêteurs estiment que sa commercialisation sous l’étiquette « vierge extra » aurait permis de réaliser un gain illicite d’environ 325 000 euros, en raison de l’écart de valeur entre les deux catégories d’huile.
Le destinataire de la cargaison, un entrepreneur calabrais, a été signalé à la justice italienne pour des faits présumés de fausses déclarations et de fraude alimentaire. Les poursuites visent l’opérateur impliqué dans l’importation et la commercialisation du lot concerné, sans remettre en cause l’ensemble de la filière oléicole tunisienne.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre du renforcement des contrôles menés par l’Italie sur le marché de l’huile d’olive afin de lutter contre les fraudes et de garantir la qualité des produits mis en vente. Le ministre italien de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, a salué cette intervention, soulignant que ces contrôles sont indispensables pour assurer la transparence du marché et protéger les consommateurs.

