La Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque, affiliée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), appelle à la mise en œuvre de mesures concrètes afin d’accélérer la transition énergétique et de renforcer l’autonomie énergétique de la Tunisie.
À l’issue d’une réunion de travail organisée le 27 juillet au siège du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, la Chambre a présenté un ensemble de recommandations portant sur les volets réglementaire, fiscal, financier et social. Cette rencontre, réunissant des représentants du ministère et des professionnels du secteur, visait à identifier des solutions aux difficultés qui freinent le développement des projets d’énergies renouvelables.
Parmi les principales propositions figure la simplification des procédures administratives grâce à une digitalisation intégrale des démarches liées aux autorisations et au traitement des dossiers. La Chambre recommande également un accompagnement renforcé des investisseurs soumis aux régimes des autorisations et des concessions afin de faciliter la réalisation de leurs projets photovoltaïques.
Pour améliorer l’attractivité des investissements dans le solaire, elle préconise l’instauration d’incitations fiscales, notamment l’exonération des panneaux photovoltaïques, des onduleurs et des batteries des droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Elle suggère également la création de mécanismes de financement destinés aux particuliers souhaitant acquérir des systèmes de stockage d’électricité.
Un programme pour équiper un million de foyers
Sur le plan social, la Chambre propose le lancement d’un programme baptisé « Citoyenneté énergétique », visant à équiper un million de ménages de centrales photovoltaïques sur une période de cinq ans. Ce projet, destiné en priorité aux foyers à faible consommation raccordés au réseau de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), représenterait une capacité totale de 600 mégawatts.
La Chambre appelle également à une révision du cadre réglementaire de l’autoproduction d’électricité en moyenne tension. Elle recommande notamment la suppression du plafond de 30 % imposé au surplus d’électricité injecté dans le réseau, la revalorisation du tarif de rachat de l’électricité excédentaire par la STEG — actuellement fixé à 80 millimes par kilowattheure — afin de l’aligner sur celui appliqué aux projets relevant du régime des autorisations, ainsi que l’intégration de solutions de stockage pour les industriels.
En conclusion, la Chambre nationale de l’énergie photovoltaïque réaffirme sa volonté de poursuivre la concertation avec les pouvoirs publics afin de mettre en place un environnement plus favorable aux investissements dans les énergies renouvelables, de renforcer la compétitivité de l’économie nationale et de consolider la sécurité énergétique de la Tunisie.

