Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, dans l’après-midi du lundi 3 août, au palais de Carthage, les principaux responsables des établissements publics de l’information. Ont pris part à cette réunion Chokri Ben Nessir, président-directeur général de la Télévision tunisienne, Henda Ben Alya Ghribi, présidente-directrice générale de la Radio tunisienne, Najeh Missaoui, président-directeur général de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), Saïd Ben Kraiem, président-directeur général de la Société nouvelle d’impression, de presse et d’édition (SNIPE-La Presse), ainsi que Mohamed Ben Salem, administrateur délégué de Dar Assabah.
Au cours de cette rencontre, le chef de l’État a souligné le rôle déterminant des médias nationaux à cette étape de l’histoire du pays. Il a insisté sur la nécessité pour les médias publics de demeurer une voix libre, porteuse d’une parole courageuse, au service de la vérité et de l’intérêt supérieur de la nation.
Kaïs Saïed a également estimé que le contexte actuel ne justifie pas de consacrer du temps à répondre à ceux « qui ne méritent ni attention ni réplique ». Selon lui, l’heure est plutôt à l’ancrage d’un discours médiatique responsable, fondé sur les faits et orienté vers la défense des intérêts du pays.
Le président de la République a, par ailleurs, recommandé de renforcer la diffusion de capsules radiophoniques et télévisées de sensibilisation afin de faire face à plusieurs phénomènes négatifs, en particulier le fléau de la drogue. Il a affirmé que les forces qui ont cherché, et cherchent encore, à s’en prendre à l’État tentent également de fragiliser le tissu social en ciblant prioritairement la jeunesse.
Évoquant la situation politique, Kaïs Saïed a déclaré que « le véritable affrontement oppose aujourd’hui l’État au système qui tente de retrouver un second souffle par tous les moyens ». Il s’est toutefois dit convaincu que toutes les tentatives visant à attiser les tensions échoueront tant que le front intérieur demeurera uni et solide, quels qu’en soient les auteurs ou les objectifs.
Le chef de l’État a enfin assuré que « le temps des actes a remplacé celui des déclarations », affirmant que les autorités poursuivront avec détermination la voie tracée par le peuple tunisien à travers ses sacrifices et ses souffrances. Il a ajouté que le sang versé ne sera pas vain et que les aspirations des Tunisiens, dans toutes les régions du pays, ne seront pas déçues.

