mardi, 4 août, 2026
Espacemanager
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
Espacemanager
No Result
View All Result

Accréditation des écoles d’ingénieurs : l’Ordre des ingénieurs a-t-il outrepassé ses prérogatives ?

4 août 2026
in Actualités
A A
ingénieurs
Share on FacebookShare on Twitter

 

La question de l’accréditation des établissements privés de formation d’ingénieurs en Tunisie suscite une vive controverse. À l’origine de la polémique, l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) a publié une première liste de onze établissements qu’il considère conformes à ses critères d’accréditation. Parallèlement, il a annoncé l’ouverture de l’examen des dossiers des autres établissements moyennant des frais de 10 000 dinars, une décision qui a rapidement suscité des interrogations sur son fondement juridique et sur l’étendue des compétences de l’Ordre.

Le débat a pris une nouvelle dimension lorsque le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé que l’autorisation, l’évaluation et la reconnaissance des établissements privés d’enseignement supérieur ainsi que de leurs diplômes relèvent exclusivement de ses attributions, conformément à la législation en vigueur. Le ministère a ainsi estimé que l’évaluation des établissements privés ne faisait pas partie des missions confiées à l’Ordre des ingénieurs.

La Chambre syndicale des établissements privés d’enseignement supérieur, relevant de l’UTICA, est également intervenue dans le débat. Dans un communiqué, elle a dénoncé une initiative susceptible de créer la confusion auprès des étudiants, des familles et des employeurs, tout en rappelant que la reconnaissance des diplômes est une prérogative exclusive de l’État, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur.

Pour les détracteurs de l’Ordre, cette démarche constitue un dépassement de son rôle naturel, qui consiste à représenter la profession d’ingénieur et à défendre ses intérêts, sans pouvoir se substituer aux autorités publiques en matière d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur. Ils s’interrogent notamment sur la légitimité de l’exigence de 10 000 dinars pour l’étude des dossiers et sur les conséquences que pourrait avoir la publication de listes d’établissements « reconnus » ou non sur la réputation des institutions concernées et sur l’avenir de leurs étudiants.

De son côté, l’Ordre des ingénieurs défend son initiative en affirmant qu’elle vise à promouvoir la qualité de la formation d’ingénieur en Tunisie et à encourager les établissements à se conformer aux standards internationaux. Le différend met ainsi en lumière un débat de fond sur les limites des prérogatives de chaque institution et sur la gouvernance de l’enseignement supérieur en Tunisie.

Dans une déclaration accordée le 4 août 2026 à Espace Manager, Mohsen Gharsi, président de l’OIT, a assimilé cette situation aux autorisations d’exercer émises par l’ordre des médecins ou par l’ordre des avocats. Il a expliqué que dans les deux cas, il y avait une différence entre être titulaire d’un diplôme et avoir la qualité et la capacité d’exercer en tant que médecin ou avocat.

« Je tiens à le préciser une nouvelle fois… Je n’ai rien contre les établissements privés… Il existe même un accord signé par l’ancienne cheffe du gouvernement, Najla Bouden, expliquant qu’on ne pouvait devenir ingénieur qu’en passant le concours national… Les établissements privés veulent imposer l’enregistrement automatique de leurs étudiants à l’ordre. », a-t-il ajouté.

Le président de l’OIT a pointé du doigt un écart entre la réalité des établissements privés et celle des établissements publics. Il a mis l’accent sur la question de la justice sociale. D’un côté, l’enseignement public impose un véritable parcours du combattant : entre infrastructures parfois dégradées, pression psychologique des examens et l’impératif absolu de réussir un concours national ultrasélectif pour décrocher le titre d’ingénieur.

D’un autre côté, le secteur privé dessine une tout autre réalité où les ressources financières semblent parfois l’emporter sur le critère académique. Même après avoir obtenu une moyenne modeste au baccalauréat, quiconque dispose des moyens nécessaires peut intégrer une école privée, obtenir son diplôme et prétendre à une inscription à l’Ordre des Ingénieurs sans jamais s’être confronté à l’épreuve du concours national. Ce contraste saisissant alimente un débat profond sur la méritocratie, l’équité du système universitaire et la valeur réelle du diplôme sur le marché du travail.

Par ailleurs, Mohsen Gharsi a rappelé que la Tunisie comptait 30 000 ingénieurs inscrits à l’ordre. Il a aussi affirmé que l’OIT fixait les besoins en ingénieurs et qu’il ne cherchait qu’à assurer le respect des programmes et cursus afin de garantir une formation universitaire adéquate.

Tags: concoursdiplomeenseignementingenieurUTICA
Previous Post

Bouthaina Nabouli dévoile « Doulicha »  au Festival International de Hammamet 

Next Post

Tunisie: la STEG annonce d’éventuelles coupures tournantes d’électricité dans le Sud-Ouest

Next Post
Tunisie : la production d’électricité en hausse de 8 % à fin février 2026

Tunisie: la STEG annonce d'éventuelles coupures tournantes d'électricité dans le Sud-Ouest

EspaceManager

Espacemanager

  • Contact
  • Qui sommes-nous ?

Nos rubriques

  • Actualités
  • Auto
  • Chroniques
  • Communiqués
  • Divers
  • Économie
  • Finance
  • High-tech
  • Infos sociétés
  • International
  • Interviews
  • Macro
  • Marketing
  • Politique
  • Social
  • Sport

Suivez Nous!

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR