Le marché immobilier tunisien a poursuivi sa hausse, au 4ème trimestre 2025, parallèlement à une baisse du volume des échanges et des transactions, selon les derniers indicateurs, publiés par l’Institut national de la statistique (INS).
Ces données mettent en évidence un contraste marqué, à savoir que les prix des biens bâtis et des terrains à bâtir continuent d’augmenter, tandis que le rythme des transactions ralentit, sous l’effet notamment de la hausse du coût de l’acquisition et de la construction.
Biens bâtis : progression de 5,6% en un an
L’indice général des prix des biens bâtis a progressé de 0,3%, au 4ème trimestre 2025, par rapport au trimestre précédent. Cette hausse s’explique principalement par l’augmentation de 1,8% des prix des maisons, tandis que ceux des appartements ont reculé de 0,3.
Sur un an, les prix des biens bâtis ont augmenté de 5,6%, par rapport au quatrième trimestre 2024, avec une hausse de 5,7% pour les appartements et de 5,6 pour les maisons.
Les évolutions varient, selon les régions. Les prix ont ainsi progressé de 2,9% dans le Grand Tunis et de 6,9% au Sahel, qui comprend les gouvernorats de Nabeul, Sousse, Monastir et Mahdia, enregistrant ainsi la plus forte hausse au niveau national.
Terrains à bâtir : tendance haussière
Les prix des terrains à bâtir ont, également, poursuivi leur tendance haussière, avec une progression annuelle de 3,9%.
La région du Sahel arrive en tête avec une hausse de 5,3%, suivie du Grand Tunis (4,8), puis de Sfax et du Sud (3,6). Le Nord-Ouest a, en revanche, enregistré une baisse de 1,1%.
Sur une base trimestrielle, l’indice des prix des terrains à bâtir a augmenté de 1,9%, par rapport au troisième trimestre 2025, sous l’effet notamment des hausses enregistrées dans le Sahel (+2,6%) et le Grand Tunis (+2,4).
Transactions immobilières : recul de 2,4 à 4,9%
En revanche, le volume des transactions immobilières, corrigé des variations saisonnières, a diminué au quatrième trimestre, par rapport au troisième trimestre 2025.
Les appartements ont enregistré le recul le plus important, avec une baisse de 4,9%, suivis des terrains résidentiels (-2,9) et des maisons (-2,4).
Ces indicateurs traduisent une pression persistante sur le marché immobilier tunisien, marqué par la hausse des prix et le ralentissement des transactions. L’augmentation des coûts de construction et d’acquisition, conjuguée à la baisse de l’accès au logement, continue ainsi de peser sur les acheteurs comme sur les investisseurs.

