L’exigence d’une matière optionnelle scientifique pour l’accès des bacheliers en lettres à la filière des sciences infirmières vise à garantir un socle minimal de compétences et à réduire l’échec universitaire, a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd.
Dans une réponse publiée vendredi sur le site de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à l’attention du député Youssef Toumi, le ministre a expliqué que cette mesure repose sur des critères pédagogiques et scientifiques stricts. La formation en soins infirmiers s’appuie, dès la première année, sur des connaissances fondamentales en sciences de la vie. Le maintien de ces prérequis permet de préserver la qualité de l’enseignement paramédical et d’assurer la compétence des futurs professionnels de santé.
Face aux interrogations sur le respect de l’équité entre les candidats, le ministre a affirmé que l’égalité des chances est garantie par l’application de critères d’admission objectifs, unifiés et annoncés au préalable. Il a précisé que ces conditions d’accès font l’objet d’évaluations régulières en concertation avec le ministère de la Santé, en tenant compte des taux de réussite et des besoins du secteur.
Mondher Belaïd s’est dit ouvert à toute proposition d’amélioration du système d’orientation universitaire, sous réserve de sa pertinence pédagogique. Toute révision s’effectuera selon une approche participative afin de répondre aux exigences du marché du travail.
Le député Youssef Toumi avait adressé une question écrite le 30 juin dernier au ministre pour interroger la légitimité de ce critère scientifique pour les littéraires et demander si des mécanismes d’accès alternatifs étaient envisagés.

