L’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) tiendra demain jeudi 27 août à son siège à Djeddah, en Arabie Saoudite la 23e session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères
Au cours de cette session, les ministres des 57 états membres devront désigner un nouveau secrétaire général de l’Organisation créée en 1969 suite à l’incendie criminel par un extrémiste sioniste de la Mosquée Al-Aqsa d’Al-Qods.
D’après les informations qui circulent c’est l’ancien ministre mauritanien des Affaires étrangères, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, qui sera désigné au poste de Secrétaire général de l’OCI pour le mandat 2027-2032.
Le diplomate chevronné succédera en novembre 2026 au Tchadien Hissein Brahim Taha, qui arrive au terme normal de son mandat unique de cinq ans.
En tant que candidat unique, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed bénéficie d’un consensus géopolitique rare. Il a obtenu le soutien unanime de l’Union africaine ainsi que le feu vert crucial du Royaume d’Arabie saoudite, pays hôte de l’organisation.
Né le 9 novembre 1960 à Nouakchott, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed affiche un profil académique et professionnel de premier plan, forgé à l’international :
- Cursus académique : Il est diplômé en économie et en gestion des politiques publiques des prestigieuses universités de Manchester (Royaume-Uni) et de Maastricht (Pays-Bas).
- Gestion des crises sanitaires : En 2014, il est nommé par le Secrétaire général de l’ONU pour diriger la Mission des Nations unies pour l’action d’urgence contre l’Ébola (UNMEER), orchestrant la réponse mondiale face à l’épidémie en Afrique de l’Ouest.
- Négociateur de paix au Yémen : Entre 2015 et 2018, il occupe la fonction ultra-sensible d’Envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen. C’est au cours de ces années de négociations complexes qu’il gagne la confiance politique et le respect des monarchies du Golfe, en particulier de Riyad.
- Expérience du terrain : Durant près de trente ans à l’ONU, il a également dirigé des opérations humanitaires et de stabilisation de développement en Syrie, en Libye et au sein du PNUD.
Après sa riche carrière internationale, il revient en Mauritanie où il dirige la diplomatie en tant que ministre des Affaires étrangères (2018-2022), avant de devenir le Directeur de cabinet et plus proche conseiller du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Parfaitement trilingue (arabe, français, anglais), sa double identité mauritanienne — à la fois maghrébine, arabe et africaine — en fait le profil de synthèse idéal.
Sa nomination à la tête d’une organisation de 57 États membres intervient dans un contexte d’urgence, alors que les ministres des Affaires étrangères doivent également adopter une position unifiée face aux derniers développements de la question palestinienne.

