Il y a des hôtels que l’on découvre une fois. Et puis il y a ceux où l’on revient presque naturellement, parce qu’on y retrouve une atmosphère, des habitudes, des visages familiers et cette sensation assez rare de se sentir immédiatement à sa place.
À Hammamet, l’Aziza Thalasso & Golf fait partie de ces adresses.
Installé face à l’une des plus belles plages de la ville, cet hôtel Adults Only cultive depuis des années une identité bien à lui. Pas de course aux tendances, pas de surenchère dans la mise en scène : ici, le vrai luxe tient surtout dans le calme, l’espace, la qualité du séjour et une hospitalité sincère, sans artifices.
L’Aziza n’a jamais cherché à devenir l’hôtel dont tout le monde parle pendant une saison. Il a plutôt choisi d’être celui dans lequel certains reviennent chaque année.
Une maison qui a gardé son âme
L’établissement perpétue aujourd’hui l’esprit de la famille El Kateb, avec cette volonté de préserver ce qui fait sa singularité.

L’expérience de Hatem Klila reste indissociable de l’identité de l’hôtel. Hôtelier chevronné et fin connaisseur du métier, il a largement contribué à installer cette culture du service, cette rigueur et cette stabilité que l’on ressent au quotidien.
Car l’hospitalité se joue souvent dans les détails : une équipe attentive sans être envahissante, un service fluide, des habitudes que l’on mémorise et des visages que l’on reconnaît d’une année sur l’autre.
La fidélité des clients, je l’ai d’ailleurs constatée presque par hasard, au détour de deux échanges dans l’ascenseur.
Une cliente tunisienne, venue pour la première fois faute de disponibilité dans son hôtel habituel, m’a confié avoir été agréablement surprise au point de décider qu’elle reviendrait désormais à l’Aziza chaque année.
Quelques jours plus tard, une touriste anglaise m’apprend, sourire aux lèvres, qu’elle en est à son septième séjour en Tunisie. Tous les sept à l’Aziza. Et elle compte bien revenir.
Deux rencontres toutes simples qui en disent long : certains découvrent l’Aziza par hasard, d’autres y reviennent depuis des années.
Ici, on vient surtout pour ralentir
L’Aziza n’est pas l’hôtel de l’animation bruyante ni celui où chaque espace semble pensé pour devenir le décor de la prochaine trend sur Instagram.
Et c’est précisément ce qui fait son charme.
On y vient pour profiter de la mer, bronzer au bord de la piscine, nager, déjeuner tranquillement, prendre un café sans regarder sa montre ou simplement savourer le calme.
Le concept Adults Only renforce naturellement cette atmosphère. Les chambres sont confortables et spacieuses, les espaces paisibles et l’ensemble dégage une simplicité agréable, sans ostentation.
Une autre idée du luxe, finalement : celle de pouvoir être tranquille.
Et puis, il y a la table
La restauration fait aussi partie des bons souvenirs que l’on garde d’un séjour à l’Aziza.
Le Grand Buffet propose une offre variée, adaptée aux goûts d’une clientèle très internationale. Et pour changer d’ambiance, le Barbecue côté plage reste l’un des endroits les plus agréables pour déjeuner face à la mer, tandis que le restaurant International propose un menu renouvelé chaque jour.
Le café maure offre une pause plus traditionnelle, et les bars répartis entre piscine, plage et espaces intérieurs accompagnent naturellement les différents moments de la journée.
Une offre suffisamment variée pour profiter pleinement de l’hôtel sans jamais avoir l’impression de faire toujours la même chose.


Une adresse fidèle à elle-même
À l’heure où beaucoup d’établissements cherchent constamment le nouveau concept ou la prochaine tendance capable de faire parler d’eux sur les réseaux sociaux, l’Aziza semble avoir choisi une autre voie.
Rester fidèle à lui-même.
À sa plage. À son calme. À cette hospitalité qui fait que l’on se sent accueilli plutôt que simplement hébergé. Et à une clientèle qui vient chercher du repos et qui, souvent, finit par revenir.
C’est peut-être là toute la force de cette adresse hammamétoise : elle ne cherche pas à séduire tout le monde. Elle sait simplement pour qui elle existe.
Et parfois, il suffit d’un trajet en ascenseur pour comprendre pourquoi.
Jihene BH







