La valeur des exportations du secteur de l’énergie a progressé de 45 % à fin juillet 2026, parallèlement à une hausse de 32 % de la valeur des importations, par rapport à la même période de 2025, selon les données du rapport périodique sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.
Malgré cette progression de la valeur des exportations, le déficit de la balance commerciale énergétique s’est creusé de 29 % à fin juillet 2026, atteignant 8.271 millions de dinars, contre 6.399 millions de dinars un an auparavant. Le taux de couverture des importations par les exportations n’a, quant à lui, pas dépassé 18 % au cours de la même période.
Les ressources nationales en énergie primaire, comprenant la production nationale et la redevance sur le gaz algérien, se sont établies à environ 1,9 million de tonnes équivalent pétrole (TEP) à fin juillet 2026, enregistrant une baisse de 6 % par rapport à la même période de 2025.
Repli de la production nationale de pétrole et de gaz naturel
Cette baisse s’explique principalement par le recul de la production nationale de pétrole et de gaz naturel.
En revanche, la production d’électricité à partir des énergies renouvelables a enregistré une progression significative, en hausse de 61 % à fin juillet 2026 par rapport à la même période de l’année précédente.
Parallèlement, la demande totale d’énergie primaire a atteint 5,8 millions de TEP à fin juillet, soit une hausse de 3 % par rapport au niveau enregistré à fin juillet 2025. La demande de produits pétroliers a progressé de 6 %, tandis que celle de gaz naturel est restée quasiment stable durant la même période.
Le bilan énergétique affiche ainsi un déficit de 3,8 millions de TEP à fin juillet 2026, en hausse de 9 % sur un an.
Une autonomie énergétique en baisse
S’agissant du taux d’autonomie énergétique, correspondant à la couverture de la demande totale par les ressources disponibles, celui-ci a reculé pour s’établir à 34 % à fin juillet 2026, contre 37 % durant la même période de l’année précédente.
Concernant les hydrocarbures, la production nationale de pétrole s’est élevée à environ 0,71 million de TEP à fin juillet 2026, contre 0,74 million de TEP à fin juillet 2025, soit une baisse de 4 %.
La production de gaz de pétrole liquéfié (GPL), y compris celle de l’usine de Gabès, s’est établie à environ 66.000 TEP, contre 75.000 TEP au cours de la même période de 2025, enregistrant ainsi un recul de 12 %.
Le secteur de l’exploration, de la production et du développement des hydrocarbures a été confronté, ces dernières années, à plusieurs défis majeurs, notamment la volatilité des cours du pétrole sur les marchés internationaux, les répercussions géopolitiques liées au secteur, ainsi que le déclin naturel de la production dans la plupart des champs.
Demande d’énergie et consommation de gaz
En matière de demande énergétique, le rapport indique que la demande de gaz naturel a atteint environ 2,9 millions de TEP à fin juillet 2026, demeurant quasiment stable par rapport à la même période de l’année précédente.
La demande de gaz destinée à la production d’électricité a toutefois légèrement diminué, de 1 %, tout en représentant environ 72 % de la demande totale de gaz naturel.
Parallèlement, la consommation de gaz naturel dans les autres secteurs est restée quasiment stable à fin juillet 2026 par rapport à fin juillet 2025.
La consommation de produits pétroliers a, pour sa part, augmenté de 6 % à fin juillet 2026 sur un an. La consommation d’essence a progressé de 8 %, celle de gasoil de 6 %, tandis que la consommation de kérosène pour l’aviation a enregistré une hausse de 5 % au cours de la même période.
Source : Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

