Une étude menée par le PNUD dans sept gouvernorats de la Tunisie révèle un faible accès aux services financiers. Selon l’enquête, seulement 18% des jeunes et des femmes à faible revenu disposent d’un compte bancaire formel.
Le PNUD a présenté les résultats de cette étude le 22 septembre 2026. L’enquête porte sur 1 457 femmes et 1 179 jeunes à Gabès, Médenine, Tataouine, Kébili, Gafsa, Tozeur et Kairouan.
98% privilégient les paiements en espèces
Les résultats montrent d’importantes disparités territoriales. Ces sept gouvernorats couvrent plus de la moitié du territoire tunisien, mais ils comptent un peu plus de 200 agences bancaires sur environ 2 000 dans le pays.
Par ailleurs, 70% des jeunes interrogés ne possèdent aucun compte auprès d’un service financier. De plus, 35% des étudiants et 23% des jeunes chômeurs estiment que le système financier ne les concerne pas.
Le PNUD relève aussi que 98% des jeunes et des femmes privilégient les transactions en espèces. Près de la moitié des femmes perçoivent leurs revenus de cette manière.
Un taux d’assurance de seulement 0,2%
La situation reste également difficile dans le secteur de l’assurance. Le taux d’assurance atteint seulement 0,2% dans les sept régions étudiées.
En outre, 81% des personnes interrogées ne connaissent pas les services d’accompagnement non financier. Celles qui les utilisent recherchent principalement des formations techniques et artisanales.
Selon le PNUD, l’inclusion financière ne se limite pas à l’ouverture d’un compte. Elle représente aussi un levier d’égalité et de résilience pour renforcer le potentiel économique des femmes et des jeunes.

