Le ministère de la Santé a dévoilé, dimanche, le programme officiel de la conférence internationale sur la santé numérique « Telehealth Connect 2026 », qui se tiendra à Tunis du 29 septembre au 1er octobre 2026, avec la participation de représentants de plus de 30 pays, ainsi que de responsables, experts et représentants d’organisations et d’institutions internationales et régionales.
Durant trois jours, la conférence se penchera sur les stratégies, les partenariats, la gouvernance et le financement de la santé numérique, avec pour objectif d’améliorer les services au bénéfice des citoyens et de contribuer à une plus grande équité en matière d’accès aux soins. Les débats porteront également sur l’avenir de la transformation numérique du secteur de la santé et sur le rôle de l’intelligence artificielle, des données et des nouvelles technologies dans l’évolution des services sanitaires.
Selon le ministère de la Santé, la Tunisie sera au cœur de plusieurs axes majeurs de la rencontre, notamment à travers une session consacrée à la transformation numérique des soins de santé en Tunisie. Le ministère participera également à des ateliers dédiés à l’interopérabilité des systèmes de santé, à l’interconnexion et à l’intégration des systèmes et des données sanitaires, ainsi qu’à une session consacrée aux expériences de la Tunisie, de l’Égypte et de la Jordanie dans le domaine des hôpitaux virtuels.
Trois jours consacrés aux grands enjeux de la santé numérique
Le coup d’envoi de la conférence sera donné mardi 29 septembre lors d’une cérémonie d’ouverture officielle. Elle sera marquée notamment par les interventions du ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et du directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), Jean Kaseya.
Des allocutions de bienvenue sont également prévues avec la participation du directeur général de l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication, Mohamed Ben Omar, de l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, de représentants de la Banque mondiale, du président du conseil d’administration de Tunisie Telecom, Lassaad Ben Dhiab, ainsi que du vice-président de Huawei, Adnane Ben Halima.
La première journée sera notamment consacrée aux perspectives multilatérales de la santé numérique, avec la participation d’experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et du Partenariat mondial pour la santé numérique. Les échanges aborderont également les liens entre intelligence artificielle et pratique médicale, ainsi que les enjeux liés au financement et à l’investissement dans le secteur de la santé.
Une session sera par ailleurs consacrée à la transformation numérique des soins de santé en Tunisie, avec la participation de l’Association tunisienne de télémédecine, du ministère de la Santé, de Tunisie Telecom et de Huawei.
Une autre table ronde s’intéressera à l’avenir de la santé numérique, à l’intelligence artificielle, à la souveraineté, à la confiance et aux données, avec la participation de conseillers des Nations unies et de représentants du Royaume-Uni, de la France et de la Suisse.
L’après-midi sera consacré à plusieurs sessions et ateliers spécialisés portant notamment sur l’accompagnement des start-up de la healthtech, l’amélioration de l’accès équitable au diagnostic médical grâce à l’imagerie et à la télémédecine en radiologie, ainsi que sur la réglementation, les législations sanitaires transfrontalières et la cybersécurité dans le domaine de la santé numérique.
Hôpitaux virtuels et partenariats public-privé
La deuxième journée, mercredi 30 septembre, sera placée sous le thème « Expansion, partenariat et mise en œuvre ». Elle comprendra notamment des études de cas consacrées aux hôpitaux virtuels à grande échelle, ainsi qu’une présentation des expériences menées conjointement par la Tunisie, l’Égypte et la Jordanie.
Le programme prévoit également une session sur les infrastructures numériques et leur rôle dans la réduction de la fracture numérique dans le domaine de la santé.
Une table ronde réunira des représentants de plusieurs pays, dont l’Algérie, l’Égypte, le Ghana, le Pakistan, le Kenya et la Corée du Sud, autour de la question des autorités nationales chargées de la santé numérique.
Les partenariats public-privé feront également l’objet d’une session, avec la participation du Forum économique mondial et des groupes pharmaceutiques Pfizer et Roche. Les discussions porteront sur les moyens de renforcer ces partenariats afin d’obtenir de meilleurs résultats pour les patients.
Une autre session sera consacrée à une nouvelle approche des soins de santé communautaires à travers l’utilisation des outils numériques.
La journée comprendra enfin une session élargie consacrée à « des dépenses de santé plus intelligentes : les outils numériques au service d’un financement de la santé axé sur les résultats », avec la participation de l’Agence française de développement, des laboratoires Scinlab et d’économistes du Nigeria et de Tunisie.
Des ateliers pratiques pour conclure la conférence
La troisième et dernière journée, jeudi 1er octobre, sera consacrée à plusieurs ateliers pratiques organisés simultanément.
L’un d’eux portera sur la construction de systèmes de santé interopérables, avec pour objectif de favoriser l’interconnexion et l’intégration des systèmes et des données sanitaires. Des médecins et ingénieurs tunisiens, des représentants de l’Université de Tunis El Manar et du ministère de la Santé, ainsi que des experts venus de France, de Grèce et des Émirats arabes unis y prendront part.
Un autre atelier s’intéressera à la manière de concevoir des projets de santé numérique et d’intelligence artificielle susceptibles d’être effectivement acceptés et adoptés sur le terrain, avec l’objectif d’assurer leur réussite opérationnelle et de lever les obstacles liés à leur mise en œuvre.
À travers ces trois journées, « Telehealth Connect 2026 » entend ainsi réunir décideurs, professionnels de santé, experts technologiques et acteurs économiques autour des principaux défis de la transformation numérique du secteur, de l’intelligence artificielle à la cybersécurité, en passant par les données, l’interopérabilité, les infrastructures, le financement et les nouveaux modèles de soins.
Source : TAP

