Le projet de construction en Tunisie d’une centrale électrique à cycle combiné d’une capacité de 1 400 MW franchit une nouvelle étape. Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a annoncé, le 1er octobre à Alger, qu’une délégation technique tunisienne se rendra prochainement en Algérie afin d’examiner les différents aspects liés à la réalisation de cette infrastructure.
Cette annonce intervient en marge de la deuxième réunion ministérielle consacrée au corridor Sud de l’hydrogène SoutH2, organisée à Alger. À cette occasion, le ministre a indiqué que les deux parties avaient convenu d’accélérer les démarches nécessaires à la concrétisation du projet. Le montant de l’investissement n’a toutefois pas encore été arrêté et devra être déterminé ultérieurement.
De la proposition initiale aux préparatifs techniques
Le projet s’inscrit dans une dynamique de coopération énergétique déjà engagée entre la Tunisie et l’Algérie. Le 24 mai 2026, le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, avait reçu à Alger une délégation de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), conduite par son PDG, Fayçal Trifa.
À l’issue de cette rencontre, le ministère algérien avait officiellement fait état d’une proposition visant à réaliser en Tunisie une centrale électrique à cycle combiné d’une capacité de 1 400 MW. Les discussions avaient également porté sur l’approvisionnement de la Tunisie en électricité ainsi que sur le projet d’interconnexion électrique reliant l’Algérie, la Tunisie et la Libye.
La nouvelle annonce de Salah Zouari traduit ainsi une avancée dans le processus. Après la présentation de la proposition initiale et les premiers échanges entre les responsables des deux pays, le projet entre désormais dans une phase davantage opérationnelle, avec la préparation d’une mission technique tunisienne destinée à examiner les conditions concrètes de sa réalisation.

