L’été 2027 constituerait une étape décisive pour le système électrique en Tunisie, compte tenu de la pression persistante sur les capacités de production et de la demande croissante en électricité, c’est ce qui ressort d’une étude, élaborée par l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT), et dont les résultats viennent d’être présentés, mardi.
D’après la même source, les indicateurs devraient s’orienter vers une amélioration progressive de la situation, à partir de 2028, grâce à un ensemble de mesures et de réformes structurelles proposées.
L’étude a fait savoir que les difficultés confrontées par la Tunisie durant l’été 2026 ne sont pas liées uniquement aux conditions climatiques, mais elles sont le résultat de plusieurs problèmes structurels (la hausse du prix de gaz importé, la détérioration du rendement des turbines de 25%, le retard au niveau de réalisation d’un nombre de projets…), lesquels doivent être surmontés grâce à la mise en œuvre de mesures adéquates, à la mobilisation des financements nécessaires et à une exécution rigoureuse dans les délais impartis.
L’objectif est de renforcer la stabilité du système électrique, à travers le renforcement des capacités de production, l’accélération du développement des énergies renouvelables couplées à des solutions de stockage, tout en rationalisant la demande et en réduisant les pertes.
Ainsi, l’étude a recommandé, sur le court terme, de mettre en place une cellule nationale de gestion de crise opérationnelle 24/ 24h et l’adoption d’un système d’alerte à trois niveaux. Elle a également préconisé de garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité pour les services vitaux et de ne programmer des coupures qu’en cas de nécessité, tout en informant les citoyens au préalable.
Elle a proposé, aussi, de lancer des campagnes périodiques de rationalisation de la consommation de l’électricité ainsi que de multiplier les initiatives visant à lutter contre la fraude et les raccordements illicites.
Par ailleurs, l’étude a appelé au renforcement de la coopération énergétique avec l’Algérie, la Libye et l’Italie afin de sécuriser l’approvisionnement en gaz durant les périodes de pointe.
Sur le moyen terme (les années 2027 et 2028), l’étude a proposé une série de réformes structurelles. Il s’agit notamment de la création d’une autorité de régulation indépendante, l’élaboration d’un Code pour l’électricité et la nomination d’un commissaire du gouvernement à l’énergie, outre l’amélioration du recouvrement des créances, l’investissement dans les ressources humaines

