L’huile d’olive tunisienne gagne du terrain en Jordanie grâce à sa qualité et à ses prix attractifs. Selon Nihaya Mhissen, présidente du Réseau féminin jordanien et arabe de l’huile d’olive, les consommateurs jordaniens ont rapidement écoulé les quantités importées, malgré la suspension ultérieure des importations.
L’huile d’olive tunisienne occupe une place importante parmi les importations jordaniennes. Elle séduit les consommateurs grâce à sa qualité et à ses prix compétitifs par rapport à la production locale.
Intervenant sur Diwan FM, Nihaya Mhissen a expliqué que les autorités jordaniennes avaient autorisé les producteurs et les propriétaires d’huileries à importer ce produit. Cette mesure visait à combler le déficit d’approvisionnement sur le marché local.
Par ailleurs, les laboratoires de l’Institution jordanienne des normes et de la métrologie ont réalisé des analyses chimiques et organoleptiques. Les résultats ont confirmé la conformité de l’huile tunisienne aux exigences de qualité.
Un avantage tarifaire face à la production locale
Le prix constitue un atout majeur pour l’huile d’olive tunisienne en Jordanie. Selon Nihaya Mhissen, un bidon de quatre litres d’huile tunisienne coûte environ 17 dinars jordaniens. Cette somme correspond au prix d’un bidon de deux litres d’huile produite localement.
Ainsi, les consommateurs peuvent acheter deux fois plus de produit pour un montant équivalent. Cet écart tarifaire renforce l’attrait de l’huile tunisienne, notamment auprès des ménages sensibles à leur pouvoir d’achat.
Toutefois, le gouvernement jordanien a ensuite suspendu les importations pour protéger les producteurs locaux. Malgré cette décision, les consommateurs ont écoulé toutes les quantités tunisiennes disponibles sur le marché.
De nouvelles importations pourraient suivre la récolte
Nihaya Mhissen estime que la Jordanie pourrait autoriser de nouvelles importations de l’huile d’olive tunisiennes après la fin de la saison de récolte. Cette mesure permettrait de répondre à la demande et de mieux équilibrer le marché.
En effet, les coûts élevés de la production locale pèsent sur les prix de vente. Ils limitent ainsi l’accès des ménages à revenu moyen à ce produit de consommation courante.
La production jordanienne devrait pourtant atteindre entre 25 000 et 30 000 tonnes cette année. Ce volume pourrait théoriquement couvrir les besoins nationaux. Cependant, l’autosuffisance ne garantit pas un équilibre du marché si les prix restent trop élevés pour les consommateurs.

