Les recettes fiscales tunisiennes devraient atteindre 49,6 milliards de dinars en 2027, contre 47,385 milliards prévus en 2026, soit une hausse de 2,215 milliards de dinars.
Les recettes budgétaires globales progresseraient, quant à elles, de 52,56 à 54,28 milliards de dinars.
Intervenant sur Mosaïque FM, lundi 26 octobre 2026, le conseiller fiscal Mohamed Salah Ayari a souligné l’importance de l’élargissement de l’assiette fiscale et du renforcement des contrôles pour améliorer le rendement de l’impôt.
Les prévisions révèlent toutefois des évolutions contrastées selon les catégories d’impôts. L’impôt sur les sociétés non pétrolières constitue un point de vigilance : initialement estimées à 6,142 milliards de dinars pour 2026, les recettes correspondantes ont été ramenées à 5,204 milliards, soit un manque à gagner de 938 millions. Elles remonteraient légèrement à 5,33 milliards en 2027, sans retrouver leur niveau initialement prévu.
À l’inverse, les recettes issues de l’impôt sur les sociétés pétrolières devraient atteindre 1,171 milliard de dinars en 2026, contre 771 millions initialement prévus, soit une hausse de 400 millions. Elles témoignent d’une évolution plus favorable que celle observée dans les autres secteurs.
L’impôt sur le revenu devrait également soutenir la progression des recettes. Après 13,684 milliards de dinars attendus en 2026, contre 13,634 milliards initialement prévus, son rendement atteindrait 14,404 milliards en 2027, en hausse de 720 millions. Cette évolution est notamment liée à la progression des revenus salariaux, en particulier dans la fonction publique.
Les impôts directs devraient ainsi s’élever à 20,91 milliards de dinars en 2027, contre environ 20,059 milliards en 2026, soit une augmentation de 4,2 %. Ils représenteraient 42,2 % des ressources budgétaires, contre 57,8 % pour les impôts indirects.
Au-delà de cette hausse prévisionnelle, l’enjeu reste de renforcer durablement les ressources de l’État. L’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration du recouvrement et le contrôle des contribuables constituent des leviers essentiels pour limiter la pression sur ceux qui s’acquittent déjà de leurs obligations fiscales.

