Le président de la République, Kais Saïed, a affirmé, vendredi, que la Tunisie vit « des moments historiques décisifs », soulignant qu’il n’y a « pas de place au désaccord sur la patrie » et « aucune trêve dans la lutte contre la corruption ».
Le chef de l’Etat s’exprimait lors d’une rencontre, au palais de Carthage, avec le président de l’assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, et le président du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Imed Derbali, cite un communiqué de la présidence de la République.
L’entretien a porté sur la situation générale du pays et sur la nécessité de conjuguer les efforts des fonctions de l’Etat dans un esprit de complémentarité des rôles et des missions.
Il a également abordé la riposte à quiconque tente de porter atteinte à la sécurité de la patrie et de ses enfants.
Tout en relevant que la divergence des positions est un fait normal, le président Saïed a indiqué qu’on ne saurait diverger sur la patrie, ni négliger les revendications légitimes du peuple.
S’adressant aux responsables en poste, il a appelé chacun à faire preuve de l’esprit du combattant qui n’accepte que la victoire ou le martyre, « sans juste milieu ».
Les aspirations du peuple se concrétiseront selon sa volonté libre, loin de tout diktat ou pression, a-t-il assuré, soulignant qu’il n’y a pas de trêve contre la corruption.
« Celui qui manque de patriotisme sincère n’a pas sa place dans la construction du pays », a martelé le chef de l’Etat, estimant qu' »un édifice solide ne saurait reposer sur des ruines ni sur des manœuvres éventées ».
Par ailleurs, le président de la République a relevé que plusieurs services publics subissent encore des perturbations « délibérées et intentionnelles », citant en exemple, les coupures d’eau et d’électricité et les retards injustifiés dans la fourniture des prestations aux citoyens.
La guerre de libération nationale se poursuivra sans changer de cap, a-t-il affirmé, « tel est le choix de notre grand peuple ».
Tout en rappelant que le choix a été fait de garantir la continuité des institutions, le président Saïed a précisé que leur stabilité suppose une stabilité sociale fondée sur les principes de la révolution, de la justice et de l’équité.
Dans ce cas, ni les agissements à la solde de l’étranger ni les tentatives désespérées de semer le doute ne serviront à rien.
Enfin, le président Saïed s’est dit convaincu que le peuple tunisien parviendra à mettre en échec les tentatives visant sa volonté, sa sécurité et sa stabilité, estimant que ceux qui s’imaginent jouer les premiers rôles ne sont que « de simples marionnettes » manipulées par des forces rétrogrades affichant une nostalgie à faire ramener le pays en arrière.
TAP

