Blocage de CHOCO-TOM: Des produits d'une valeur de 2 millions DT ont pourri dans la chambre froide

Blocage de CHOCO-TOM: Des produits d'une valeur de 2 millions DT ont pourri dans la chambre froide

 

L’inquiétude est à son comble chez les 800 employés de la société « L’Appétissante » plus connue sous l’appellation « CHOCO-TOM ». Surtout après avoir entendu hier jeudi 6 septembre que le conseil d’administration du groupe indien Iffco est sur le point d’officialiser la fermeture des usines de la société, à Oued Ellil et à Mornaguia.

Ces employés n’arrivent pas, en effet, à voir le bout du tunnel et sentent que leurs emplois sont plus que jamais menacés à cause de cet interminable arrêt de l’activité de leur société qui dure depuis le 17 juillet 2018.

Un arrêt causé par huit syndicalistes qui ont été sanctionnés à cause de leurs écarts disciplinaires graves. Néanmoins, au lieu de respecter les décisions du conseil de discipline, ils ont continué leurs dépassements en bloquant les accès aux sites de production pour protester contre les sanctions.

Aidés par une dizaine d’autres personnes de leurs proches, ils ont installé depuis le 17 juillet des tentes devant les portes d’entrée et empêché les 800 autres salariés d’accéder aux usines pour travailler, causant de la sorte d’énormes pertes financières à la société.

Des dégâts auxquels s'est ajoutée hier jeudi 6 septembre la grosse perte de produits de la valeur de 2 millions de dinars à cause de l’entêtement des syndicalistes qui bloquent l’accès aux sites.

Et c’est ce qui a semble-t-il représenté la goutte qui a fait déborder le vase de la patience de la direction de cette société qui s’appète à fêter ses 70 ans d’existence et à précipiter leur décision de fermer.

L’ingénieur frigoriste en charge de la maintenance de la chambre froide a, en effet, été alerté par une application sur son portable sur une perturbation technique qui doit être réparée au plus vite, afin d’éviter le pourrissement des produits qui y sont stockés et qui sont d’une valeur de 2 millions de dinars.  

Néanmoins, malgré la gravité de la situation et les lourdes conséquences, les protestataires ont refusé de le laisser entrer à l’usine pour réparer en urgence la panne.

Ce qui a engendré le pourrissement des produits stockés dans la chambre froide et la fureur non seulement des propriétaires de la société mais aussi des salariés qui ne comprennent pas pourquoi l’Etat est incapable d’assumer ses responsabilités et d’appliquer la loi afin d’évacuer la porte de l’usine de ces hors-la-loi.

K.B.M.

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