Crime de Goubellat: Faut-il ou non abolir la peine de mort ?

Crime de Goubellat: Faut-il ou non abolir la peine de mort ?

 

Agression et meurtre d'une femme de 80 ans, viol d'une mère de famille de 40 ans, enlèvement et viol d'une fillette de 15 ans. Tel fut le sort horrible de cette famille dont la vie a basculé en un laps de temps très court. Il ne s'agit ni d'un rêve, ni d'un film de fiction, mais bien d'une réalité, une réalité amère. Cela s'est passé à Goubellat.

Depuis la révolution, les Tunisiens ont le sentiment de vivre dans l'insécurité la plus totale. Et les choses vont crescendo. Depuis quelque temps les Tunisiens sont victimes de violence inouïe dans la rue, dans les stades et même chez eux ! 

Mis à part les accidents de la route responsables de centaines de morts par an, l'on dénombre 350 assassinats par an dont les auteurs étaient à 90 pour cent dans un état second (drogués).

Ce viol collectif d'une famille est la preuve, si besoin est, que la criminalité n'est pas encore près d'être circonscrite tant l'impunité ou le laxisme continuent de sévir face à un gouvernement qui a du mal à mettre fin à ce redoutable fléau qui continue de gangréner la société.

A l'heure où le président Essebsi pense à réduire les peines de prison pour les drogués, à l'heure où le rapport de la Colibe propose l'abolition pure et simple de la peine capitale, à l'heure où les défenseurs des droits de l'homme montent au créneau pour défendre ces horribles personnes, n'est-il pas commode de revoir less cartes? Les droits des violeurs et des meurtriers seraient-ils plus sacrés que ceux des victimes? C'est la question légitime que l'on est en droit de nous poser.

Les auteurs de ce viol collectif ne méritent-ils pas un châtiment à la hauteur de leur crime ignoble? Une chose est sûre, tant que les sentences de peine capitale continueront à dormir dans les tiroirs du ministère de la Justice, l'on continuera de vivre de telles ignominies.

Selon le président de la Coalition tunisienne contre la peine de mort, Chokri Latif, le nombre de condamnés à mort en Tunisie est de 77 individus. Les jugements de peine de mort sont encore prononcés en Tunisie. Autrement dit, une Tunisie qui semble convaincue de la démarche abolitionniste mais n’arrive pas encore à franchir le pas. 

L’exécution de la peine de mort avait été suspendue sous Ben Ali en 1991, lorsque la Tunisie a observé un moratoire sur cette peine. Les associations de lutte contre la peine de mort ne cessent d'appeler les autorités tunisiennes à annuler l’application de ces jugements contraires aux droits humains et notamment le droit à la vie et à ratifier le deuxième protocole se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort.

On aura compris, les associations et autres ligues des droits de l'homme défendent avec conviction les "droits" de meurtriers", mais ont-ils un minimum de compassion pour les victimes? 

Une chose est sûre, à la suite de ce crime, le débat refait surface entre ceux qui défendent le droit à la vie et ceux qui estiment que certains criminels, (pour ne pas dire déchets) ne méritent pas de vivre et qu'ils doivent être exterminés, étant donné l'innommable cruauté de leurs actes très souvent prémédités.

 

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