Le cri d’alarme du chef de service neuro-chirurgie à l'Institut de la Rabta à Tunis

Le cri d’alarme du chef de service neuro-chirurgie à l'Institut de la Rabta à Tunis

Dire que rien ne va plus dans le secteur serait une vérité de Lapalisse. Le secteur est malade, gravement malade et en grande partie par la faute de certains de ses enfants. Plus d’un spécialiste a lancé de l’intérieur d’un établissement public un cri d’alarme pour attirer l’attention sur la descente aux enfers du secteur.

Dans un statut publié sur sa page Facebook, le professeur Hafedh Jemel, chef de service de neuro-chirurgie à l’Institut national de neuro-chirurgie à la Rabta a déclaré son impuissance face à l’insouciance et la désinvolture de certains techniciens anesthésistes. Suite à cela, on apprend que le ministère a diligenté une enquête. Mais pourquoi faire ?

Il a écrit: « Je termine aujourd'hui mon travail en salle d'opération à midi moins le quart. Il faut que le compte- rendu opératoire soit écrit et la feuille d'anapath soit remplie. Je me rends compte qu'il n'y a pas de technicien anesthésiste en salle d'opération. Heureusement il y a un jeune résident d'anesthésie réa. Dans la deuxième salle c'est le même scénario. Deux malades porteurs de tumeurs cérébrales anesthésiés délaissés par cinq sinon sept techniciens qui doivent être en salle. Je suis le chef de service et je ne peux rien contre ces gens payés et bien syndiqués. Je quitte la fonction publique dans deux mois et demi et je ne me plaindrai plus ni à l'administration de l'hôpital ni au ministère. Je n'ai aucune autorité.
Bye bye »

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