"Le Tourisme est mort, vive le tourisme": Un plaidoyer pour le tourisme signé Lotfi Mansour

 "Le Tourisme est mort, vive le tourisme": Un plaidoyer pour le tourisme signé Lotfi Mansour
 
 
"Le Tourisme est mort, vive le tourisme" est le titre d'un livre que s'apprête à sortir Lotfi Mansour, le 16 mars prochain.Ce livre, sorte de plaidoyer pour le tourisme essaie de répondre à deux questions qu'il s'est posées: Où va le tourisme tunisien ? Et que veut-on en faire ? 
 
En réponse à la première question, le World Travel and Tourism Council prévoit un recul du tourisme tunisien qui n’égalerait pas en 2026 ses performances de 2010.
L’analyse des chiffres officiels de l’ONTT entre 2000 et 2015 montre une réelle dégradation de l’attractivité de la destination qui se manifeste par une baisse continue de la durée de séjour dans le pays ; une dégradation qui touche aussi bien les visiteurs européens que maghrébins. Les touristes algériens, par exemple, passaient en moyenne plus de temps en 2009 (1,6 jour) qu’en 2015 (0,9 jour). La mollesse des politiques menées depuis 20 ans n’a pas pu créer une croissance suffisante pour compenser cette baisse de la durée de séjour et son corollaire, la stagnation sinon le recul des recettes.
 
La conviction de l’auteur est que nous pouvons démentir le scénario du WTTC et améliorer les performances du secteur, une amélioration qui passerait par :
- une meilleure mesure de l’impact économique du secteur et l’adoption rapide du Compte Satellite du Tourisme ;
- un objectif de croissance plus ambitieux ;
- un nouveau pacte de gouvernance du secteur pour une amélioration de sa compétitivité.
 
Quid du plan de développement 2016-2020 annoncé par le Ministère du Tourisme ? Malheureusement, l’optimisme affiché par ce plan, qui suppose une croissance de 14% par an des arrivées de touristes, est déjà mis à mal par les résultats de l’année 2016 où les arrivées n’augmentent que de 6% (malgré une année 2015 catastrophique) tandis que le secteur, selon la BCT, enregistre en 2015 et en 2016, et pour la première fois de son histoire, un recul de sa contribution au PIB. 
 

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