L’arrestation de l’ancien directeur du festival d’Ezzahra, Said Jendoubi, a provoqué un tollé durant le week-end dernier.
De nombreux observateurs n’ont pas compris comment un homme de culture, qui a servi bénévolement sa ville, se trouve arrêté de la sorte comme un vulgaire criminel et jeté en prison, en application d’un jugement par contumace qui a été prononcé contre lui, en son absence et sans qu’il en soit informé.
Un jugement de 18 ans de prison dans une affaire de chèques sans provisions, qu’il a fournis à des artistes qui ont travaillé pour le festival lors de la 37 ème édition qu’il a dirigée pendant l’été 2014.
Depuis l’arrestation de Said Jendoubi, le vendredi 31 janvier, de nombreuses personnes surtout parmi les internautes se sont mobilisées pour le défendre et dénoncer cette injustice dont il est victime.
Ce qui a poussé le ministre de la Culture, Mohamed Zine El Abidine, à programmer une réunion urgente ce lundi matin en présence des députés du gouvernorat de Ben Arous et des autorités régionales, pour essayer d’intervenir et de payer les chèques objets de cette triste affaire.
Mais en attendant les formalités et les démarches nécessaires pour payer le montant des chèques et libérer le pauvre Docteur Said Jendoubi, ce dernier continue à croupir en prison.

K.B.M.
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