Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a décrété trois jours de deuil national à la suite du dramatique accident d’autocar survenu vendredi 31 juillet dans la wilaya de Boumerdès, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alger, qui a coûté la vie à au moins 27 personnes.
Dans un message empreint d’émotion, le chef de l’État a exprimé sa « profonde affliction » et son « immense tristesse », présentant ses condoléances aux familles des victimes. Il a également promis que « la justice frappera d’une main de fer » une fois l’enquête achevée afin de déterminer les circonstances de ce drame, dénonçant un nouveau crime du « terrorisme routier » qui a emporté plusieurs « enfants de l’Algérie ».
Selon le ministre algérien de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, le bilan provisoire s’établit à 27 morts et 39 blessés, dont deux se trouvent dans un état grave. Le ministre, qui s’est rendu au chevet des victimes à l’hôpital de Boumerdès, a précisé que ce bilan restait susceptible d’évoluer.
L’accident s’est produit dans la matinée lorsqu’un autocar, en provenance de Sétif, a quitté la chaussée pour une raison encore inconnue avant de se renverser et de chuter dans un ravin. Les services de la Protection civile, intervenus à 9h40, ont mobilisé d’importants moyens humains et matériels pour secourir les passagers, dont plusieurs ont été pris en charge sur place avant leur transfert vers les établissements hospitaliers de la région.
Face à la gravité de la catastrophe, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, s’est rendu sur les lieux de l’accident afin de suivre les opérations de secours et de s’enquérir de la situation des blessés.
Ce nouveau drame relance une nouvelle fois le débat sur la sécurité routière en Algérie, où les accidents de la circulation continuent de faire un lourd tribut. En août 2025, un autre autocar était tombé dans un ravin près d’Alger, faisant 18 morts. Quelques mois plus tard, en décembre, 14 personnes avaient péri dans le renversement d’un autobus dans la région de Béchar, au sud-ouest du pays.
Les statistiques officielles témoignent de l’ampleur du phénomène. En 2025, l’Algérie a enregistré 26 976 accidents corporels, ayant causé la mort de 3 838 personnes et fait plus de 37 000 blessés, soit une hausse de 2,68 % par rapport à l’année précédente, confirmant que l’insécurité routière demeure l’un des principaux défis auxquels les autorités sont confrontées.

