mercredi, 8 juillet, 2026
Espacemanager
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
Espacemanager
No Result
View All Result

70 ans de diplomatie tunisienne : un héritage d’excellence et de continuité

3 mai 2026
in Politique
A A
70 ans de diplomatie tunisienne : un héritage d’excellence et de continuité
Share on FacebookShare on Twitter

La Tunisie célèbre ce samedi la Journée nationale de la diplomatie, marquant le 70ᵉ anniversaire de la création du ministère des Affaires étrangères, institué par décret beylical le 3 mai 1956. Cette date fondatrice rappelle la volonté précoce de l’État tunisien indépendant de se doter d’un instrument diplomatique structuré, capable de porter sa voix dans un monde alors traversé par les logiques de guerre froide et les dynamiques de décolonisation.

Le premier à occuper ce poste fut Habib Bourguiba, du 15 avril 1956 au 29 juillet 1957, avant de céder la fonction à Sadok Mokaddem. Ce cumul initial illustre l’importance stratégique accordée à la diplomatie dans les premières années de l’indépendance.

Depuis lors, la diplomatie tunisienne s’est construite à travers des générations de responsables politiques et de diplomates qui ont contribué, à des degrés divers, à forger l’image du pays. Si certains passages à la tête du département ont été marquants, d’autres, plus discrets, se sont effacés avec le temps.

Parmi les grandes figures, Mongi Slim demeure un pionnier. Il a incarné les débuts d’une diplomatie ambitieuse, notamment en devenant en 1961 le premier Africain à présider l’Assemblée générale des Nations unies, après avoir représenté la Tunisie au Conseil de sécurité (1959-1960). Son parcours a durablement inscrit la Tunisie dans les cercles influents de la diplomatie multilatérale.

Son successeur, Habib Bourguiba Jr (1964-1970), a consolidé cette orientation en développant une diplomatie d’équilibre, tandis que Mohamed Masmoudi (1970-1974) a renforcé l’engagement régional et arabe de la Tunisie. Habib Chatti (1980-1984) et Béji Caïd Essebsi (1981-1986) ont, chacun à leur manière, contribué à adapter la diplomatie tunisienne aux mutations régionales.

Le record de longévité est détenu par Habib Ben Yahia, qui a occupé le poste à deux reprises (février 1991 – janvier 1997 puis novembre 1999 – novembre 2004), assurant continuité et stabilité dans la conduite de la politique étrangère. À l’inverse, le passage le plus bref reste celui de Ahmed Ounaies, du 27 janvier 2011 au 21 février 2011, dans un contexte de transition politique particulièrement sensible.

Au total, la Tunisie a connu 34 ministres des Affaires étrangères (hors Habib Bourguiba), dont 13 depuis le 14 janvier 2011 jusqu’au 3 mai 2026, répartis sur six présidences :

Sous la présidence de Habib Bourguiba :

  • Sadok Mokaddem (1957–1962)
  • Mongi Slim (1962–1964)
  • Habib Bourguiba Jr (1964–1970)
  • Mohamed Masmoudi (1970–1974)
  • Habib Chatti (1974–1977)
  • Mohamed Fitouri (1977–1980)
  • Hassen Belkhodja (1980–1981)
  • Béji Caïd Essebsi (1981–1986)
  • Hédi Mabrouk (1986–1987)

Sous la présidence de Zine el-Abidine Ben Ali :

  • Mahmoud Mestiri (1987–1988)
  • Abdelhamid Escheikh (1988–1990)
  • Ismaïl Khelil (1990)
  • Habib Boularès (1990–1991)
  • Habib Ben Yahia (1991–1997)
  • Abderrahim Zouari (1997)
  • Saïd Ben Mustapha (1997–1999)
  • Habib Ben Yahia (1999–2004)
  • Abdelbaki Hermassi (2004–2005)
  • Abdelwahab Abdallah (2005–2010)
  • Kamel Morjane (2010–2011)

Sous la présidence de Foued Mebazaa :

  • Ahmed Ounaies (2011)
  • Mouldi Kefi (2011)

Sous la présidence de Moncef Marzouki:

  • Rafik Abdessalem (2011–2013)
  • Othman Jerandi (2013–2014)
  • Mongi Hamdi (2014–2015)

Sous la présidence de Béji Caïd Essebsi:

  • Taïeb Baccouche (2015–2016)
  • Khemaies Jhinaoui (2016–2019)

Sous la présidence de Kaïs Saïed:

  • Sabri Bachtobji (29 octobre 2019 – 27 février 2020, intérim)
  • Noureddine Erray (2020)
  • Selma Ennaifer (2020, intérim)
  • Othman Jerandi (2020–2023)
  • Nabil Ammar (2023–2024)
  • Mohamed Ali Nafti (depuis 2024)

Au-delà des titulaires du portefeuille, la Tunisie s’est distinguée par la présence de ses ressortissants à la tête d’organisations régionales et internationales. Chedli Klibi a dirigé la Ligue des États arabes, Habib Chatti l’Organisation de la coopération islamique, tandis que Chedly Ayari a présidé la Banque arabe pour le développement économique en Afrique.

Dans le domaine culturel, des Tunisiens ont dirigé l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences, tels que Mongi Bousnina et Aziz Ben Achour. Dans le secteur audiovisuel, l’Union de radiodiffusion des États arabes a été conduite par des Tunisiens comme Slah Maouia, Abdelhafidh Hergam et Abderraouf El Basti.

Ces trajectoires illustrent une réalité constante : la diplomatie tunisienne ne se limite pas à ses ministres. Elle s’exprime aussi à travers un réseau de compétences qui ont su s’imposer dans des environnements multilatéraux exigeants, contribuant au rayonnement d’un pays dont l’influence dépasse souvent le poids géographique ou économique.

Comme toute institution, elle a connu des périodes d’éclat et d’autres plus effacées. Mais l’essentiel demeure : une tradition diplomatique ancrée, respectée et appelée, aujourd’hui plus que jamais, à se renouveler face aux défis d’un monde en recomposition.

Brahim OUESLATI

Tags: diplomatie tunisiennehabib bourguibaMongi Slim
Previous Post

Prévisions météo pour dimanche 3 mai 2026 en Tunisie

Next Post

Décès du « prince de la chanson arabe » Hani Chaker à Paris après une longue maladie

Next Post
Décès du « prince de la chanson arabe » Hani Chaker à Paris après une longue maladie

Décès du « prince de la chanson arabe » Hani Chaker à Paris après une longue maladie

EspaceManager

Espacemanager

  • Contact
  • Qui sommes-nous ?

Nos rubriques

  • Actualités
  • Auto
  • Chroniques
  • Communiqués
  • Divers
  • Économie
  • Finance
  • High-tech
  • Infos sociétés
  • International
  • Interviews
  • Macro
  • Marketing
  • Politique
  • Social
  • Sport

Suivez Nous!

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR