Selon le journal Le Figaro, Malek Jaziri ne sera pas sanctionné par l’ATP.
Dans un article intitulé Jaziri blanchi, pas sa fédération, le journal a ajouté que le joueur tunisien, au cœur d’une polémique suite à son forfait avant d’affronter l’Israélien Amir Weintraub, a été blanchi. En revanche, sa fédération est désormais dans le collimateur de l’ITF.
«Nous n’avons trouvé aucun méfait commis par le joueur et toutes les informations que nous avons pu recueillir ont été transmises à l’ITF.» L’ATP a décidé de blanchir Malek Jaziri. L’intéressé, qui pointe actuellement au 165e rang mondial, avait déclaré forfait la semaine dernière avant d’affronter l’Israélien Amir Weintraub en quarts de finale du tournoi de Tashkent. Officiellement blessé au genou, le Tunisien aurait été contraint de se retirer par sa propre Fédération (FTT) et de s’exposer ainsi à de lourdes sanctions. Mais finalement, l’ATP, après enquête, a décidé de ne pas punir le joueur qui a d’ailleurs fourni un certificat médical indiquant une blessure au genou.
L’instance directrice du tennis masculin a par ailleurs confié la suite du dossier à la Fédération internationale de tennis (ITF). Cette dernière va désormais statuer sur les actions de la Fédération tunisienne. Avant d’affronter son partenaire d’entraînement (et ami dans la vie) de l’AAS Sarcelles dans le Val-d’Oise, Jaziri avait reçu un e-mail de sa Fédération lui indiquant qu’il lui était interdit de prendre part à la rencontre «même s’il devait être lésé sportivement.»
L’article a ajouté que l’information a été dans un premier temps confirmée par la présidente de la FTT elle-même, cette dernière indiquant que la décision provenait du ministère des Sports. «Cette situation est très délicate et en tant que fédération je me suis alignée sur la position du ministère (des Sports) même si on me l’a annoncée verbalement», avait ainsi expliqué Selma Mouehli Guizani à l’agence TAP.
Selon le même article, le gouvernement tunisien nie en bloc. «Il n’y a aucune position officielle du gouvernement concernant cette affaire. Les autorités n’imposent rien à la fédération ni au joueur. Le ministère de la jeunesse et des sports et son ministre Tarek Dhiab n’ont pas interdit à Malek de jouer», explique Ahmed Gaâloul, conseiller du Chef du gouvernement chargé de la jeunesse et des sports du Premier ministre tunisien.
« Quoi qu’il en soit, la FTT s’expose désormais à des sanctions comme l’explique Ed Pearson, chargé de la communication de l’ITF. «Notre Constitution, à laquelle tous les membres, y compris la Fédération tunisienne, doivent adhérer, stipule clairement que la Fédération internationale de tennis accomplit ses objectifs sans discrimination liée à la couleur, la nationalité, l’origine ethnique, l’âge, le sexe, ou la religion.» La Tunisie, qui soutient la Palestine, risque la rétrogradation en Coupe Davis (elle évoluera dans le groupe III l’an prochain) voire en Fed Cup ou bien encore une suspension. »
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