
Depuis qu’elle a quitté la Tunisie, Saïda Agrebi s’est plutôt montré très discrète. C’est pour cela qu’elle a toujours refusée d’accorder des interviews malgré les offres faramineuses d’une chaîne de télévision privée à la recherche du sensationnel.
Ainsi à part une mise au point accordée par téléphone à la chaîne Watania, une autre sur les ondes de Radio Express FM et une interview accordée toujours par téléphone à Espacemanager, l’ex Présidente de l’Organisation Tunisienne des Mères a toujours refusé les rencontres avec les journalistes.
Néanmoins elle semble avoir changé d’avis puisqu’elle vient d’accorder une interview explosive à la journaliste de Tunisie Secret Lilia Ben Rejeb.
Lors de cette interview Saïda Agrebi est revenue sur les péripéties de son départ de Tunis indiquant qu’elle a quitté la Tunisie de la façon la plus légale et qu’elle n’a jamais cherché à s’enfuir clandestinement, ajoutant que la Justice française, a non seulement décidé de ne pas l’extrader, mais elle l’a, en plus réhabilitée dans tous ses droits ».
Saïda Agrebi a profité de cette rencontre pour se défendre des accusations en déclarant : »Mon influence, je ne l’ai jamais employée pour brimer, offenser ou détruire mais pour construire, servir et secourir les opprimés et les laissés pour compte ».
Ajoutant que le jour ou il y aura un Etat de droit et une véritable justice indépendante en Tunisie, elle sera prête à revenir au pays, rappelant dans ce sens, que lorsque on a gelé son compte bancaire, on cru mettre la main sur le trésor de la République ; alors qu’il n’y avait que 14 mille dinars !.
L’ex Présidente de l’OTM a aussi rappelé qu’elle a laissé la somme d’1 milliard et 220 mille dinars, sur le compte de l’OTM, qui a été dilapidé et a défié quiconque qui peut prouver qu’elle a acquis le moindre mètre carré ou le moindre bien immobilier après 1987.
Saïda Agrebi a ajouté qu’en tant que députée et destourienne, elle assume certainement sa part de responsabilité dans ce qui est arrivé à la Tunisie à l’époque de Ben Ali, mais elle a précisé que lorsqu’elle voit l’état du pays aujourd’hui, elle ne regrette absolument pas d’avoir appartenu à ce régime.
Voici par ailleurs le lien de l’interview parue sur Tunisie Secret à tous ceux qui veulent la lire dans son intégralité :
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