
A quelques semaines des élections tant attendues : Incendies criminels, Accrochages et Violences à Jendouba, Jebeniana, Sbeïtla, Douz, Metlaoui, soldés par au moins un mort une cinquantaine de blessés, suite à l’intervention d’unités de l’armée et de la Garde Nationale. A qui profite cette anarchie ? Pourquoi nous pousse-t-on vers le chaos ? Qui est derrière ces tentatives de déstabilisation ? Qui veut faire avorter les élections du 23/10 ?
Des poches de résistance de RCDistes ? Des partis néo-RCD ambitieux ? Des petits partis désespérés ? Où est l’Autorité de l’Etat que Mr le Premier Ministre avait promis de recouvrer depuis son speech du 04 Mars ? Où est l’ordre public qu’il avait promis de rétablir le même jour ? Où sont les 2 listes qu’il avait promis de diffuser lors de son meeting du 18/08 ? Pauvre BCE, sa cote de popularité chute à 21% (TAP) !
Ne va-t-on pas quand même dépêcher Lieutenant Columbo pour épingler les premiers responsables des atrocités récurrentes, se terrant dans une salle d’opérations et appuyant sur des boutons ?
Je ne suis pas sûr que BCE et Essid soient incapables de garantir l’ordre public et la sécurité intra-urbaine, s’agissant de 2 anciens maestros du Ministère de l’Intérieur. Par contre, entretenir le doute & l’inquiétude dans la société, d’une part, et semer la discorde entre les agents de sécurité et la population, d’autre part, ce sont deux actions diaboliques que des Hommes invisibles s’évertuent à exécuter sans laisser de traces, en vue de pousser les indécis/peureux/inquiets à choisir, par la voie des urnes, des politiciens expérimentés, de peur de confier leur destin à des « débutants ».
De jour en jour, l’on s’aperçoit que grand nombre de Tunisiens, terrorisés par les évènements récurrents incontrôlés et la décadence de conjoncture socioéconomique du pays, veulent finir avec l’aléatoire, l’incertain, l’insécurité, la pénurie, la gabegie et l’anarchie, soucieux de leurs intérêts immédiats, et entendent sacrifier la dignité, la liberté et la démocratie ayant motivé le déclenchement de la révolution des jeunes. J’espère me tromper d’analyse.
Quid du Sondage Surprise de TAP ?
Huit mois et demi après la révolution et l’euphorie qu’elle a suscitée, les Tunisiens ont le sentiment que leur pays va mal. Les espoirs semblent s’estomper et le doute s’installe dans les esprits. Les acteurs de la scène politique n’arrivent pas à convaincre et les médias retrouvent peu à peu les réflexes d’antan. Le paysage devient de plus en plus illisible ce qui ajoute encore à la confusion.
• Un Tunisien sur deux juge la situation incompréhensible
• Très faible taux de satisfaction envers les partis politiques : 7%
• Régression du taux de satisfaction à l’égard du gouvernement : 21% contre 31% en avril
• Les médias en perte de confiance : 24% contre 34% en avril
• 72% ont l’intention d’aller voter, dont 2/3 n’ayant pas leur choix
• Menaces perçues : crise économique (50%), fraude électorale (38%), …
Reflétant le malaise général que vit le pays, les conclusions du Sondage TAP devront être prises au sérieux pour tenter d’apaiser la crainte des Tunisiens, pendant les 7 semaines restantes.
Heureusement que l’agence TAP ait pu enfin réaliser un précieux travail, dont les conclusions devraient interpeler BCE en premier lieu, puis les Partis politiques en second lieu, et ensuite les Médias.
Au vu des résultats préoccupants de ce Sondage, un Conseil des Ministres devrait siéger pour analyser & commenter ces résultats, et tirer de précieux enseignements pour parvenir à endiguer le flux du tsunami qui menace d’engloutir la transition démocratique.
A présent, face à l’escalade des actes de violence, et probablement assommé par les résultats dangereux du sondage TAP, Mr le Premier Ministre s’adressera au Tunisiens mardi 6 septembre à 11h00.
Nous habituant à introduire son discours par un verset du Saint Coran, BCE pourra-t-il lire ce verset du chapitre « ESSAF » :
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لِمَ تَقُولُونَ مَا لا تَفْعَلُونَ،كَبُرَ مَقْتًا عِندَ اللَّهِ أَن تَقُولُوا مَا لا تَفْعَلُونَ. صدق الله العظيم
A mon avis, il ne pourra pas le lire, car il se sentira bien visé.
Et s’il veut partir ? Trop tard, on n’acceptera pas sa démission, mais on exigera sa soumission à la volonté du peuple, exprimée à travers les résultats du sondage TAP, et confirmée par le sondage de SIGMA, actuellement en dépouillement (résultats attendus le 08/09).
Enfin, il appartient à nous tous, citoyens, syndicats, partis politiques, société civile et gouvernement transitoire, d’être extrêmement vigilant pendant ce 9ème mois pour assurer les meilleures conditions à l’accouchement d’une Assemblée Constituante représentant légitimement les Tunisiens.
Ingénieur
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