
« Le rôle du public ne consiste pas à exprimer ses opinions mais à s’aligner ou non derrière une proposition. Cela posé, il faut cesser de dire qu’ungouvernement démocratique peut être l’expression directe de la volonté du peuple. Il faut cesser de prétendre que le peuple gouverne. La volonté populaire ne dirige pas les affaires publiques en continu, elle se contente d’intervenir occasionnellement. » Walter Lippmann.
Répression, prisonniers d’opinions, censure, justice aux ordres, autoritarisme dans la gestion des affaires de l’état, plus de cents partis politiques occupés à longueur de journée à se crêper le chignon comme de vieilles mégères par médias interposés ou pages Facebook achetées, j’en passe et des pires.
C’est dans ce contexte que se tiendront le 23 octobre 2011 les élections de l’Assemblée Constituante. Cerise sur le gâteau, le dernier sondage commandé par la TAP à l’ISTIS nous apprend en résumé que les sondés voteront dans un contexte politique qu’ils ne comprennent pas et vis-à-vis duquel ils ont énormément de suspicion (50.9% jugent la situation actuelle du pays comme incompréhensible, 11.8% ne ressentent aucun changement et 10.1% la trouvent douteuse) ; qu’ils voteront pour une liste dont ils ne savent pas grand-chose ou pour un parti qu’ils ne connaissent que très peu (51.6% déclarent avoir un degrés de connaissance de la situation politique en Tunisie très faible ou plutôt faible contre seulement 18.8% qui déclarent avoir un degrés très élevé ou plutôt élevé, d’autre part 19% déclarent qu’ils ne connaissent aucun parti, même de nom) ; qu’ils voteront pour une Constituante dont ils ne maitrisent pas très bien tous les tenants et les aboutissants (59.4% estiment qu’ils ont un niveau de connaissance du rôle de la constituante très faible ou plutôt faible contre seulement 20.3% qui estiment ce niveau de connaissance comme étant excellent ou élevé) ; et leur choix sera certainement fait au dernier moment, un peu au hasard, surement par aversion pour une liste plutôt que par adhésion à une autre liste (56.9% des sondés déclarent qu’ils n’apprécient aucun parti politique, d’autre part 43.2 disent qu’ils ne se sentent représentés ni leur avis reflété aucunement par aucun parti contre seulement 2.6% qui se sentent représentés et leur avis reflétés parfaitement par les partis politiques). Cela étant, 72% des sondés disent qu’ils iront voter.
La question qui se pose est tout naturellement pourquoi iront-ils voter malgré toute leur réserve, leur incompréhension, leur indécision et leur suspicion ?
LA DEMOCRATIE. UNE DICTATURE VOULUE
Plusieurs éléments de réponses à cette question : la démocratie et des élections libres ont été des revendications fortes de la révolution.
Certes, mais on peut mettre tout et n’importe quoi dans des mots comme « démocratie » et « élections libres » ? L’ancien régime ne se prétendait-il pas « démocratique » et n’avait-il pas organisé des « élections libres » à maintes reprises ? A-t-on vraiment eu le choix et le temps de penser notre démocratie ?
Le climat actuel est-il propice à des élections « libres » ? Et puis surtout, la révolution a-t-elle accomplit ses autres revendications qui devaient préparer la démocratie et la liberté : l’indépendance de la justice, la dignité des citoyens, la séparation des pouvoirs, etc. ?
Or, dés le 14 janvier au soir, les politiques, qu’ils appartiennent à l’oligarchie du pouvoir déchu ou de l’opposition historique ou qu’ils soient opportunistes et « nouveaux politiciens » (comme on dirait « nouveaux riches »), tous ont sauté sur le vide laissé par ceux qui ont « dégagés ».
Depuis, la seule différence est qu’avant il n’y avait que Ben Ali qui s’occupait de nous, de notre bien-être, de garantir pour nous la démocratie, de construire pour nous des échangeurs routiers, etc., maintenant ils sont plus de cents partis politiques à nous promettre qu’ils vont le faire et qu’ils feront encore plus puisqu’ils protégeront aussi pour nous la révolution. Sans compter le gouvernement provisoire qui lui fait déjà tout ça rien que pour nos beaux yeux.
Nous n’avons à nous inquiéter de rien, nous devons juste reprendre nos vies tranquilles comme avant et laisser tout ce beau monde nous chouchouter en récompense pour nos efforts pendant cette « merveilleuse grande révolution sacrée éternelle du jasmin ». Au même moment, les jeunes européens se sont indignés contre les inégalités, la corruption et les injustices des démocraties les plus démocratiques au monde. Mais ne nous inquiétons de rien, nos politiciens se chargeront de préparer pour nous une démocratie encore plus démocratique que la démocratie.
Autre question : quelle démocratie exactement ? A-t-on par exemple débattu pour savoir si ça serait une démocratie représentative ou une démocratie participative ou une autre démocratie à laquelle nous donnerons nous-mêmes un nom ? Pourquoi les politiciens de tous bords font tous sans exceptions comme s’il n’existait qu’une seule acception, qu’une seule forme, qu’un seul exercice de la démocratie, celui qui en fin de compte est le plus propice à assouvir leur soif de pouvoir et leurs intérêts et pas forcément ceux qui assouviraient les revendications et les aspirations du peuple ?
L’autre élément de réponse, peut-être le plus important, est que le politiquement correct qui a été imposé très rapidement à la population (et que la population a accepté facilement aussi) veut en définitive la perpétuation d’une sorte de pensée unique qui s’aligne sur les choix du pouvoir et qui soit favorable à une démocratie dénuée de tout sens et qui n’est autre qu’une dictature voulue, consentie, ou encore « volontaire » pour employer un terme de La Boétie.
LES ELUS. UN POUVOIR ABSOLU
C’est un secret de polichinelle : voter ce n’est rien d’autre que signer un chèque en blanc à un inconnu alors qu’on a un compte en banque tout aussi blanc. Autant dire : le seul choix qui soit possible est celui de choisir la personne qui choisira à ta place. C’est la solution la plus simple, la plus évidente, la plus consensuelle.
On donne notre liberté aux politiciens pour vaquer tranquillement à nos autres occupations et nous laisser bercer par cette douce illusion : puisque je l’ai choisi c’est que la réflexion qu’il fera à ma place et la décision qu’il prendra à ma place seront les meilleurs pour moi. Il est généralement admis que les dictateurs jouissent de ce qu’on appelle « le pouvoir absolu ». Mais les élus ont en réalité un pouvoir encore plus absolu que les dictateurs.
Il est plus absolu car il est « donné » par les citoyens en toute connaissance de cause. Citoyen qui en le donnant consent implicitement à s’en défaire (du moins jusqu’aux prochaines échéances électorales). Or un dictateur « prend » ce pouvoir à ce citoyen. Mais quoi que puisse être la mainmise d’un dictateur sur ses citoyens devenus sujets, ces derniers gardent toujours au fond d’eux ce sentiment d’injustice et le désir de re-prendre le pouvoir que le dictateur leur a pris, même si c’est pour le donner à quelqu’un d’autre : l’élu (à prendre ici au sens politique mais aussi religieux).
C’est pour ces raisons que nous n’avons jamais entendu depuis la révolution le terme « participative » après « démocratie ». Sûrement aussi parce que la démocratie représentative est le système politique taillé sur mesure pour le système économique mondialisé : le capitalisme.
La remise en cause de la démocratie ne peut donc en aucun cas se concevoir sans la remise en cause du capitalisme, on se trouve alors engluer dans le trou sans fond de l’impérialisme, pris dans les filets des décideurs économiques tunisiens acquits depuis des décennies à la cause du libéralisme le plus sauvage. Et on fini par se dire « à quoi bon être libres, puisque non seulement il faut inventer un monde où personne ne décide à notre place mais de plus où l’argent n’est plus roi ? ».
D’ailleurs, les quelques tentatives « participatives », « collaboratives », « autogérées », « alternatives », etc., qu’elles soient sur le plan politique, économique, culturel, etc., qui ont eu ou ont lieu actuellement de part le monde, en plus de se résoudre généralement par la satisfaction des citoyens, elles ne gênent absolument pas les « gouvernants politiques » (au contraire même, elles leur enlèvent bien des dossiers à gérer) mais bel et bien les « gouvernants économiques ».
Ce sont ces derniers qui profitent du système de la représentativité car ils se retrouvent au sommet de la pyramide, avec les élus qui leur mangent dans la main. Le « pouvoir absolu » de ces élus n’est réel en fin de compte que vis-à-vis de ceux qui les ont élus. Il devient caduc face au pouvoir économique « supra-absolu ».
LA CONSTITUANTE. VICES DE FORMES
Alors que même étymologiquement le mot « Constitution » veut dire « construire ensemble », en toute « logique » c’est le système représentatif, et non participatif comme ça vient d’être le cas en Islande, qui a été choisi par la contrerévolution pour les élections de l’Assemblée Constituante. Mais ce n’est pas le plus grave.
Cette Assemblée a pour charge de rédiger une nouvelle Constitution. Une Constitution, je n’apprends rien à personne, est le document fondateur sur lequel se base les mécanismes de l’état et qui organise les différentes relations entre toutes les parties d’un pays.
On pourrait dire que c’est un « Absolu du Politique » « qui maintient la cohésion de la Nation lors de chaque changement de bord politique du gouvernement ».
Alors excusez-moi mais que viennent faire les partis politiques et les courants idéologiques dans cette Assemblée ? La Constitution ne devrait-elle pas être neutre vis-à-vis de toute idéologie, quelle soit politique ou théologique ou autre ? C’est moi qui suis suspicieux à outrance ou est-ce une absurdité totale que de donner à des partis politiques le soin de rédiger la Constitution ?
C’est sans doute moi qui suis méfiant, les partis politiques oublieront sûrement leurs dogmes, leurs idéologies, leur soif de pouvoir et rédigeront une Constitution en ne peut plus neutre et en en peut plus en faveur des citoyens. Et nous citoyens, nous voterons pour eux car évidement il n’y a rien de problématique au fait de donner à quelqu’un qui a déjà un pouvoir le pouvoir de rédiger un document susceptible de lui procurer encore plus de pouvoir.
De plus, dans une touche de cynisme, ce pouvoir nous gratifie d’un tour de prestidigitation des plus extraordinaires. Dans sa grande mansuétude, il se sacrifie et nous dit que les membres du gouvernement provisoire ne se présenteront pas aux élections. Il nous prend pour des cons et pour ainsi dire, nous avons été cons.
C’est l’inverse qu’il fallait faire : se sont ceux qui seront élus à cette assemblée qui ne devront plus se représenter à d’autres élections. Dans l’état actuel des choses cela revient à dire que ceux qui serons élus, et plus spécialement les partis politiques, seront juges et partis : ils rédigeront les contraintes auxquelles ils devront se soumettre plus tard. Autant dire qu’on demande à un virus d’inventer son vaccin. C’est le cas de « convergence d’intérêt » le plus élevé que l’humanité ait connu !
LES INDEPENDANTS. A DOUBLE TRANCHANT
Dans ce contexte, certains trouvent le salut dans la constitution ou l’intention de vote pour les listes « indépendantes ». Comprenez par listes « indépendantes », les listes qui ne sont pas officiellement celles d’un parti politique constitué et légal et qui sont supposées être composées d’ « indépendants », de personnes n’appartenant à aucun parti.
Or, en l’absence actuelle de clarté sur la définition exacte de l’ « indépendance » et des moyens de vérifications par les instances régulatrices de ces élections, des cas de figures plutôt inquiétants commencent déjà à voir le jour.
Celui d’Abdelfattah Mourou en est un exemple parmi d’autres. Mourou justement témoigne de ce flou entourant ce statut d’ « indépendant » lors d’un entretien accordé il y a quelques jours à la radio Mosaïque FM. Entretien dans lequel il déclare notamment que son groupement « indépendant » qui a présenté une liste pour les élections contient aussi dans son sein des membres de partis politiques !
En bon avocat connaissant parfaitement ses droits, Mourou lâche ses informations en toute tranquillité car il sait parfaitement le vide entourant ce statut d’ « indépendant », qui en l’espèce n’a aucun statut de sorte que chacun peut l’interpréter comme il veut. Je vous laisse imaginer combien parmi les centaines de listes « indépendantes » le seront réellement.
Bien que ce partis-pris puisse sembler à première vue et dans l’absolu attrayant et bien qu’il soit défendu par plusieurs personnes de bonne volonté et pour des raisons tout à fait honorable, ce n’est au fond qu’une fausse solution qui ne peut aboutir de façon pragmatique qu’à un résultat contraire à ses intentions.
Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait croire, la multiplication des listes indépendantes ne fera que creuser encore plus l’écart entre les listes des quelques « grands » partis et les autres listes des partis restants et des « indépendants ». Même si l’indécision est à ce jour extrêmement importante, il n’en reste pas moins deux paramètres à prendre en compte et qui le jour J avantageront quoi qu’il arrive les « grands » partis.
D’un côté, leur base d’adhérents chevronnés et convaincus ne rétrécira pas considérablement d’ici un mois (à moins d’un évènement extraordinaire). De l’autre côté, la profusion vertigineuse des partis et des listes indépendantes (on estime que le nombre des listes peut avoisiner les 300 et même les 400) créera de façon inévitable et mathématique une dispersion importante des voix.
Ainsi, les « grands » partis garderont l’avance de leur base de fidèles et peut-être même qu’ils la creuseront encore plus du fait de la dispersion des voix indécises sur les centaines de listes des autres partis et des « indépendants ».
Et si l’engagement des « indépendants » et des listes « indépendantes » peut être considéré comme admirable en soit, il n’en reste pas moins totalement inutile dans le jeu et les enjeux politiques, financiers et médiatiques. Il n’y a qu’à voir les premiers chiffres sur la présence médiatiques des « grands » partis pour s’en apercevoir. Il n’y a qu’à voir le retard de la loi régissant le financement des partis pour se rendre-compte de la manne financière que les « grands » ont déjà amassé pour la campagne.
Malheureusement, les « indépendants » et ceux qui soutiennent les listes indépendantes (comme Afkar Mostakilla par exemple) ne vont pas au bout de leurs idées : cette Assemblée Constituante aurait dû être exclusivement composée d’indépendants et les partis politiques auraient dû en être totalement exclus.
Plusieurs grandes figures « indépendantes » pourtant extrêmement critiques vis-à-vis des partis politiques et même du processus même de cette Assemblée ont décidé de se présenter aux élections (certains ont déjà présenté leur liste). Que se soit par tentative sincère quoi que naïve de peser dans le rapport de force ou par calcul individualiste, le résultat est le même. On n’est pas encore sorti de l’auberge Ben Ali, il n’y a que l’entrisme comme choix.
Faire parti du pouvoir ou être taxé de tous les noms d’oiseaux. Il n’y a que des têtes brulées extrêmement marginales (type Takriz) qui n’acceptent pas la compromission et qui décident d’agir en dehors du « système ».
LE BOYCOTT. FAIRE RENAITRE LA REVOLUTION
Si le vote exprime une idée, le boycott des élections, l’abstention ou le vote blanc expriment eux aussi des idées. Au terrorisme intellectuel qui voudrait imposer l’idée que ne pas croire en un dieu ou en une religion est du nihilisme alors que le déisme, l’agnosticisme ou l’athéisme sont des croyances aussi légitimes que la foi religieuse, s’y ajoute un autre terrorisme intellectuel qui s’installe et qui prétend que la personne qui boycottera les élections ou s’abstiendra de voter ou votera blanc serait un suppôt de l’ancien régime.
Or la vérité est que refuser de voter dans les circonstances actuelles est une volonté de continuer la révolution. On peut ne pas être d’accord et vouloir cesser le processus révolutionnaire mais que les défenseurs des élections ne prennent pas les gens pour des idiots en essayant de leur faire croire que voter à n’importe quel prix est cohérent avec les demandes de la révolution et que ces élections, même si elles s’annoncent catastrophiques à tous points de vue, est la seule issue possible pour la fameuse « réalisation des objectifs de la révolution ».
Ces élections, telles qu’elles ont été entreprises et menées jusqu’à maintenant et comme nous venons de le voir, sont une tentative du pouvoir issu du régime de Ben Ali et des partis politiques de mettre un terme à la révolution et d’avoir ainsi les mains libres pour se redistribuer le gâteau des pouvoirs, politiques et économiques principalement.
Cette redistribution a déjà commencé d’ailleurs au prix d’une guerre impitoyable et les élections ne sont qu’un paravent, qu’un mensonge auquel les électeurs ont envie de croire. La preuve en est par exemple la menace du parti Al Nahdha de refuser les résultats s’ils obtiennent un score inférieur à un taux donné que certains membres de ce parti estiment à 20% et que d’autres estiment à 40% (sic).
En ce sens, il n’est pas si étrange de trouver des similitudes entre l’évolution de la situation générale du pays depuis l’accession de Caïd Sebsi au poste de Premier Ministre et les théories contre-insurrectionnelle de David Galula, né à Sfax (ironie de l’histoire), grand parangon et gourou des théories militaires américaines contemporaines, auteur notamment (en anglais) de la bible en la matière : « Counterinsurgency Warfare: Theory and Practice ».
En clair, Caïd Sebsi avait pour mission de mettre fin à la révolution, ni plus ni moins, objectif de tous les décideurs : extérieurs et intérieurs, politiques et économiques. C’est un objectif dont la réalisation passe par plusieurs étapes, selon la théorie de Galula, avec pour point d’orgue : l’organisation d’élections « libres », libre étant bien entendu entre guillemets car étant mise en place par le pouvoir contrerévolutionnaire, elles ne font que donner l’impression de l’être.
Le pouvoir en question usant de tous les mécanismes (dont certains en ce qui nous concerne ont été mentionnés plus haut) pour que le résultat de ces élections soit de toutes les manières en sa faveur, sachant que son objectif ultime, la fin de l’insurrection, comprenez du processus de libération, est ainsi atteint quoi qu’il arrive.
Si la révolution Tunisienne a commencé le 17 décembre 2010 et que la contre-révolution a commencé le 14 janvier 2011, le 23 octobre risque d’être le jour de l’enterrement de la révolution dans les urnes. Le mensonge organisé qui consiste à imposer impérativement le vote est la dernière de la longue série de cartes jouées par la contrerévolution.
Les réserves, l’incompréhension, l’indécision, la suspicion et le mécontentement des citoyens ont une expression légitime. Ce n’est pas celle de voter de façon totalement inconsidérée et sans l’ombre d’une conviction.
C’est de boycotter ces élections ou bien de s’abstenir ou de voter blanc le jour venu. Ce sont des moyens d’expression et de lutte démocratiques qui aujourd’hui en Tunisie sont les vrais actes en cohérence avec la révolution. Des actes qui adresseront un message fort au pouvoir, passé, actuel ou à venir, sur la conscience politique des citoyens, sur leur refus de prendre part à la destruction organisée du processus de libération en cours. Des actes qui réduiront au maximum le processus de vol caractérisé de la part des partis politiques du pouvoir que la population a arraché toute seule des mains du dictateur.
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