
A l’initiative de l’Union générale des travailleurs tunisiens, la ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme, 70 partis politique et 300 associations ont participé aujourd’hui, 18 juin 2013, au congrès national pour la lutte contre la violence et le terrorisme.
Un congrès contre la violence où pourtant la violence était bel et bien au rendez-vous. En effet, les militants du front populaire ont commencé à lancer des slogans contre Adel Elmi, président de l’Association centriste pour la sensibilisation et la réforme, appelant à la divulgation des commanditaires du meurtre de leur leader Chokri Belaid.
Tandis que Rached Ghannouchi, numéro un du parti Ennahda, a été qualifié de terroriste, sans compter l’agression dont ont été victimes des journalistes. Adel Elmi a accusé les partisans du front populaire de l’avoir, à deux reprises, agressé, la première quand il était assis dans l’auditoire et la seconde quand il était monté à la tribune d’honneur.
Dans cette folie, Ghazi Ghrayri et Abdessatar Ben Moussa ont essayé de le convaincre de ne pas mettre le feu aux poudres, mais Elmi à insisté à prononcer un mot en disant qu’il est prêt à mourir au cœur de la conférence nationale de la lutte contre la violence.
Une épreuve ratée pour les jeunes de la gauche tunisienne, qui ne cessent d’exposer en public, au nom de la liberté et des droits de l’homme, leur ouverture d’esprit et leur tolérance envers autrui.
De la violence, gratuite même, au sein d’un congrès contre la violence. C’est l’aberration à laquelle les congressistes ont malheureusement assisté aujourd’hui.
Discussion about this post