
La fameuse liste des hommes d’affaires impliqués dans des affaires de corruption et interdits de voyage ne cesse de faire des vagues. Seulement, la nature des malversations ou des délits reste inconnue.
Plus d’une fois, la présidente du patronat, Wided Bouchamaoui, a réclamé en vain, la levée de l’interdiction de voyage qui frappe ces hommes d’affaires soupçonnés de corruption sous l’ancien régime, alors que l’économie est minée par l’instabilité. En plus, certains des hommes d’affaires sont sujets aujourd’hui à des matraquages et font l’objet de chantage.
« Nous devons œuvrer à lever immédiatement ces interdictions pour mettre en place un mécanisme de réconciliation », a-t-elle plaidé, en dénonçant que les chefs d’entreprises soient «l’objet de dénigrement» et de conclure que l’essor de la démocratie était tributaire de la reprise économique, de la sécurité et de la stabilité.
« Il est difficile de relancer l’investissement en l’absence d’un agenda politique clair, d’un calendrier électoral et d’une Constitution », a-t-elle estimé, par allusion au retard de l’Assemblée nationale constituante (ANC) à rédiger la loi fondamentale.
De sont côté, le ministère de l’Intérieur prévient contre ce genre d’opérations, dégage son institution de toute responsabilité et prie les personnes lésées à se rendre, sur le champ, au plus proche commissariat de police. Ce genre de pratiques ou d’opérations malhonnêtes, estime le ministère, ne peut que confirmer une fois de plus l’obligation d’accélérer le règlement des dossiers des hommes d’affaires qui font face aujourd’hui à une surenchère politique.
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