
Hédi Djilani, ancien patron de l’Union tunisienne des industries, du commerce et de l’artisanat, avait lancé un appel à l’UTICA, l’UGTT et l’UTAP pour intervenir en sa faveur.
Son appel ne semble pas tomber dans les oreilles de sourds. Dans un communiqué publié aujourd’hui 18 juin, le conseil d’administration de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), composé de membres du bureau exécutif national, des présidents des bureaux régionaux ainsi que des présidents des fédérations sectorielles, a exprimé son soutien inconditionnel à Hédi Djilani, ancien président de l’UTICA, dénonçant son interdiction de voyage survenue dans le cadre de la plainte portée à son encontre concernant la gestion de fonds de la Centrale Patronale au cours de son mandat, demandant ainsi la levée de cette injustice dans les plus brefs délais.
Les membres du conseil d’administration, réunis aujourd’hui à Sfax en présence de la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, ont précisé leur attachement à cette demande, soulignant qu’ils continueront à défendre Hédi Djilani, surtout que le dernier débat national, représentant la plus haute autorité de la Centrale Patronale, a confirmé la bonne gestion financière et administrative au cours du mandat de l’ancien président, innocentant de même tous les membres du bureau exécutif.
Il a été, en outre, décidé de constituer un comité comprenant des responsables du syndicat de l’UTICA, afin de défendre la position de Hédi Djilani auprès des autorités de tutelle et ce par tous les moyens possibles.
Parallèlement, nous avons appris que suite à l’initiative d’un groupe ds femmes chefs d’entreprises de Tunis, une campagne de sensibilisation et de soutien à la situation de Hédi Jilani sera probablement lancée incessamment.
Rappelons que Hédi Djilani, ancien patron des patrons, a lancé un message dans lequel il rappelle les procédures judiciaires lancées à son encontre. Interdit de voyage, il estime toujours qu’il est injustement accusé de corruption.
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