Par Amine Ben Gamra
Lorsqu’on parle du secteur de tourisme, un secteur si stratégique auquel on attribue souvent le titre de sauveur de l’économie nationale, le contrôle des acteurs incontournables qui composent ce secteur tel que les agences de voyage est presque inexistant.
En conséquence les dégâts ont été graves à la Tunisie et les responsabilités devront être très lourdes. En effet, un bus de tourisme a chuté dans un ravin, dimanche 1er décembre, faisant 26 morts et 18 blessés, dans le nord-ouest de la Tunisie, selon un bilan préliminaire des autorités.
Depuis hier, et presque tout de suite après l’accident, les déclarations se suivent pour affirmer que la route et son état sont en cause de l’accident pour faire endosser toute la responsabilité de ces 26 décès à l’infrastructure routière. Et ils refusent catégoriquement de regarder vers les causes fondamentales.
Mais, le ministère de tourisme n’est pas entrain de jouer convenablement son rôle de contrôle des agences de voyages d’autant plus que ces agences ne respectent, dans leur majorité, aucune norme de sécurité et aucune réglementation pour assurer un strict minimum de droits aux clients. La tragédie de Amdoun est la conséquence d’un laxisme et d’un manque de contrôle de la part de l’Etat, ce qui a mis en danger la sécurité des voyageurs.
Le problème de respect de la loi par les agences de voyages ne date pas d’aujourd’hui, mais ces dernières années il a considérablement proliféré, d’autant plus que les cas d’arnaque, d’escroquerie, mauvais services et même publication des informations financières mensongères ne se comptent plus sur les doigts d’une main et que la sécurité même des clients vient d’être menacée.
Pour ne pas encore perdre d’autres vies le contrôle des agences de voyages devra être renforcé. Mieux encore, ces dernières doivent être passées au crible.
Amine BEN GAMRA
Expert Comptable
Commissaire Aux Comptes
Membre de l’Ordre des Experts Comptable de Tunisie
Discussion about this post