
Après la chute du régime Ben Ali, les tunisiens ont appris à connaître leur premier ministre Mohamed Ghannouchi. Un homme passif qui manque de
personnalité, pour un chef de Gouvernement.
Auditionné mercredi 28 mars 2012 par La commission des martyrs et des blessés de la révolution et d’Amnistie générale Mohamed Ghannouchi confirme dans son témoignage qu’il n’était qu’ un simple exécutant dont la tâche se limitait à la coordination et au suivi des dossiers économiques et sociaux qui lui étaient soumis par le président de la république ou par les ministres.
Pire encore Ghannouchi reconnaît que le jour où il a donné des consignes, les personnes concernées ne s’y sont pas conformées à ses instructions. A ce sujet, Ghannouchi a évoqué les violences qui ont accompagnées la levée du sit-in Kasbah I par les forces de l’ordre. »Cette décision n’était pas conforme à mes instructions qui interdisaient aux forces de l’ordre tout usage de violences », a-t-il dit.
Il aura fallu plus de 11 ans pour que M. Ghannouchi comprenne qu’il n’était pas à sa place et qu’il ne pouvait tenir les rênes d’un pays. L’ancien ministre a indiqué que la principale raison de sa démission de son poste le 27 février 2011 était sa conviction qu’il ne pouvait plus assumer ses fonctions. « J’étais incapable de suivre les évènements dans le pays… les évènements sécuritaires et autres… alors j’ai décidé de démissionner », a-t-il dit.
Il est à préciser que l’audition de M. Ghannouchi a porté sur les circonstances au moment de la fuite de Ben Ali à l’étranger, le recours à l’article 56 de l’ancienne constitution et par la suite de l’article 57. Il a également été question des circonstances qui ont entouré la publication du décret-loi d’amnistie générale et d’autres questions en rapport avec la période durant laquelle M. Ghannouchi a présidé le gouvernement avant et après le 14 janvier.
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