
Au moment où nos politiques n’ont pas encore réagit à propos du drame de Lampedusa qui nous a pourtant couté la disparition de dizaines de jeunes tunisiens, (notre ministre des Affaires Étrangères Rafik Abdessalam était plutôt préoccupé par le fameux mariage collectif), de nombreux politiques italiens se sont exprimés à ce sujet.
Ainsi, alors que Mme Giusi Nicolini, maire (gauche écologiste) de Lampedusa, s’est dite profondément « peinée pour les victimes de la tragédie », appelant à ne « jamais s’habituer à ces drames, à l’idée qu’aujourd’hui encore traverser la Méditerranée à la recherche d’un travail ou d’une vie digne est de l’ordre de la roulette russe », le Premier ministre italien Mario Monti, dans une interview à l’agence de presse Ansa, a pour sa part appelé à affronter le problème des migrations, en se gardant de toute réaction raciste.
« Il est important de ne pas faire semblant de ne pas voir le problème » et « de ne pas nous sentir dégagés de notre responsabilité morale parce que nous avons des problèmes plus graves », a déclaré M. Monti. « Nous devons avoir à l’esprit que (les migrants) n’amènent pas uniquement de mauvaises choses », a-t-il dit en demandant la mise sur pied d’une « politique commune » au niveau européen.
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