
L’institut de Presse et des Sciences de l’Information (IPSI) a présenté au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique un projet d’ un mastère professionnel en journalisme d’investigation, sachant que l’accord pour un mastère professionnel en communication politique a été obtenu depuis plus d’un mois.
Ces deux initiatives viennent suite aux critiques qui ont été lancées après la révolution du 14 janvier contre cet institut qui est le seul implanté sur le territoire tunisien. Les professionnels du domaine du journalisme et de la communication ne cessent de pointer du doigt la formation à l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information (IPSI), qui ne répond pas aux exigences du marché.Mais l’on oublie aussi que l’institut de Presse lui même était soumis à de fortes pressions à l’époque du régime déchu.
C’est la raison pour laquelle, le directeur de l’institut et l’équipe pédagogique n’ont pas cessé de travailler jour et nuit afin de présenter ces deux projets au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. L’objectif est de former des professionnels qui répondent aux demandes du marché.
Par ailleurs, le journalisme d’investigation demeure très important. Les journalistes pourraient ainsi révéler par exemple des affaires de corruption, de malversions et autres scandales… On s’attend ainsi à voir sur nos chaines dans les prochaines années des programmes de type « envoyé spécial » diffusé sur la 2ème chaine française.
En ce qui concerne la communication politique, si ce type de communication n’existait pas à l’époque dans notre culture, aujourd’hui tous les partis politiques font recours à des consultants en communication politique pour diriger leurs campagnes électorales ou pour développer leurs images auprès des citoyens.
Il paraît que la révolution du 14 janvier n’a pas seulement offert la liberté d’expression aux journalistes mais elle a été au service des étudiants de l’Institut de Presse pour qu’ils deviennent les porte-parole de la société au lieu d’être au service du gouvernement.
Nouha Belaid
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