Nous sommes à peu près à une semaine du sixième mois de l’année et les journalistes travaillent sans jouir de leur carte professionnelle de l’année 2012. La situation va enfin être débloquée.
Nous pouvons affirmer, d’emblée, que les services de presse de la présidence du gouvernement ont tout fait pour débloquer la situation. Deux réunions ont eu lieu les 07 et 13 avril 2012 au siège du gouvernement pour trouver la meilleure solution.
En présence des différentes parties prenantes, il a été décidé de mettre en place une commission provisoire pour l’octroi de la carte 2012. Après des discussions qui avaient touché à tous les aspects de la question, tous les présents s’étaient mis d’accord sur les critères d’octroi de la carte sur proposition du représentant du syndicat des journalistes.
Partant de ce fait, et pour finaliser les termes de cet accord, une seconde réunion a eu lieu le 13 avril au siège du gouvernement. S’ensuivit un procès-verbal détaillé des deux réunions, celles du 07 et du 13 avril 2012. En conséquence, les services concernés ont mis les bouchées doubles pour réduire au maximum les délais et servir la carte au plus tôt. Plus de 2800 dossiers ont été passés au peigne fin.
Le personnel réduit des services de la direction générale de l’information, rattachée au gouvernement, a dû travailler jusqu’à douze heures par jour. Et voilà que le 07 mai, jour de la première réunion d’étude des dossiers des nouveaux candidats, deux membres du syndicat des journalistes, chauffés à blanc, pour des raisons qui restent à élucider, se sont attaqués au représentant du gouvernement, en sa qualité de président de la Commission de l’Octroi des cartes, en présence des autres membres qui sont tombés des nues devant la violence des propos proférés par une membre du S.N.J.T.
C’était tout simplement inadmissible, d’autant plus que la personne attaquée est connue dans le milieu par sa probité, son sens du devoir et de l’impartialité la plus absolue.
Alors, à qui profite le blocage consécutif au comportement du membre du S.N.J.T ? Certes pas les journalistes qui endurent les pires difficultés dans leur noble mission.
Dépité, le responsable concerné Ali Trabelsi a déclaré qu’il ne présiderait plus cette commission. Mis devant le fait accompli, le service de presse de la présidence du gouvernement vient de le remplacer, en promettant que les études des dossiers se feront à partir du 24 mai 2012 et que les cartes seront progressivement octroyées à partir de cette date.
Mais en attendant que les choses se débloquent, espérons que la surenchère politique ne se mêle plus des affaires de la presse et que la mauvaise foi ne se substitue pas au sens du devoir pour ne voir que des intérêts personnels.
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