
Le congrès pour le dialogue national, initié par l’UGTT a été l’objet de plusieurs réactions à travers les médias. Voici les plus significatives.
Belgacem Ayari (UGTT)
Bien que nous ayons apprécié quelques points de l’initiative de la Troika, l’UGTT aurait aimé que les trois partis au pouvoir dévoilent leur proposition en assistant au dialogue national.
Bien qu’on regrette l’absence d’Ennahdha à ce dialogue national qui avait pour but d’atténuer les tractations et d’adopter un processus consensuel de transition démocratique, on note que ce même dialogue a réussit à pousser la Troïka à fixer une date pour les prochaines élections et à accepter un régime mixte.
Aymen Zouaghi (Al Aridha)
La troïka a voulu avorter ce dialogue national en pressant d’annoncer une initiative pleine de lacunes. Une date qui coïncide avec des examens alors que si jamais l’instance indépendante des élections est instaurée le plus vite possible, des élections législatives pourront se dérouler en avril prochain donc bien avant cette date du 23 juin.
Le boycott d’Ennahdha ne s’explique que par le fait qu’elle refuse le dialogue et prouve sa tendance à avoir une mainmise sur les rouages de l’état.
Khemais Ksila (Nidaa Tounes)
On n’est nullement surpris par l’absence d’Ennahdha et du CPR bien qu’on est certains que les sages au sein de ces deux partis rejoindront le dialogue national.
Cette initiative représente un message d’espoir dans le but d’instaurer une feuille de route politique et de se mettre d’accord sur les réformes économiques et sociales dont la Tunisie en a besoin en urgence.
Jawhar Mbarek (Doustourna)
En boycottant le dialogue national à cause de la participation de Nidaa Tounes, le mouvement Ennahdha ancre le principe d’exclusion qui s’oppose aux valeurs démocratiques.
Bien qu’on ne s’attend pas à un changement radical après ce dialogue, mais ce qui est bien à noter c’est que la Troika s’est bien rendue compte de la valeur d’une démocratie participative.
Iyad Dahmani (Al Joumhouri)
On espère que les partis politiques qui ont adopté le contenu de l’initiative de l’UGTT réussiront à parvenir à un consensus national que nous défendrons à l’ANC.
La Troïka, obnubilée par la majorité électorale, fait la sourde oreille aux appels à un consensus national qui est plus que nécessaire pour surmonter tous les problèmes que le pays connaît actuellement.
Fadhel Moussa (Al Massar)
Le consensus est devenu une nécessité et une urgence pour sauver le pays. Aucune transition démocratique ne peut réussir sauf si on instaure un processus démocratique basé sur un consensus national.
Le paysage politique actuel est véritablement divisé, un pôle qui croit aux principes de la démocratie et un autre pôle qui a malheureusement choisi de garder une distance des autres composants de la scène politique tout en s’attachant à son propre programme.
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