
Comme nous l’avions signalé dans un précédent article, le Chef du gouvernement provisoire Ali Laârayedh a consacré l’après-midi du jeudi 2 mai 2013 sur la situation de la presse dans notre pays, et ce, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée aujourd’hui vendredi dans le monde.
A cette occasion, le Premier ministre a reçu les représentants de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux, du syndicat des patrons de presse et du syndicat général de la culture et de l’information relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Lors de l’entrevue, M.Laârayedh a discuté avec eux sur la situation de la presse. Après avoir entendu les doléances du secteur ainsi que les entraves qui minent l’épanouissement du secteur, le Premier ministre a répondu favorablement à un ensemble de revendications, tout en promettant de mettre en place une cellule de crise pour sauver les établissements médiatiques en difficulté.
Nombre de problèmes ont été » soulevés, parmi lesquels la menace qui pèse sur les journalistes et les patrons de presse. Idem pour l’application des décrets loi 115 et 116 dont les professionnels de la presse ont demandé l’application après certaines modifications.
Le chef du gouvernement, qui a exprimé tout son soutien à la presse, a évoqué la mise en place de sources de financement de plusieurs établissements médiatiques et a promis de régler la question de la publicité publique qui, a-t-il dit, constitue une condition essentielle pour préserver la liberté et la crédibilité des médias. Cette publicité doit, selon lui, être distribuée sur la base de critères bien précis.
En définitive, Laârayedh s’est montré rassurant mais appelle à plus de responsabilité et de neutralité dans le traitement de l’information, pour ne pas propager des rumeurs infondées. L’exemple le plus récent concerne un correspondant d’une radio de la place qui, comble de l’amateurisme, a précisé avec exactitude la position de l’armée qui est en ce moment aux trousses des terroristes de Jbel Chaâmbi. En somme, cette rencontre a été bénéfique et a ouvert les portes du dialogue.
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