
Si le droit à la grève est garanti pour tout travailleur, ce moyen de pression est malheureusement devenu depuis la révolution un fardeau pour les entreprises tunisiennes, un facteur de la dégradation de la production et un frein à la reprise économique du pays.
Aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé, les grèves et les sit-in qu’ils soient réguliers ou sauvages et qui concernent désormais tous les secteurs et toutes les entreprises, bloquent le travail pour mettre la pression, sur l’état, les autorités ou les chefs d’entreprises afin qu’ils soient contraint à satisfaire certains points en suspens.
Les grèves anarchiques et abusives ont été, d’ailleurs, à l’origine de la fermeture de plusieurs sociétés et du départ de plusieurs investisseurs étrangers qui ont fermé boutique pour délocaliser leurs unités dans un autre pays plus stable et jouissant de la paix sociale.
C’est pour cela qu’Il est impératif de traiter tous les problèmes en suspens empêchant l’amélioration de la productivité en commençant pas trouver des solutions au dossier des grèves à répétition, ainsi qu’au problème de l’absentéisme dont le taux ne cesse d’évoluer dans un grand nombre d’entreprises qui ont pourtant des possibilités d’améliorer leur chiffre d’affaires à l’export moyennant un augmentation de la productivité.
Dans cette situation très critique, les syndicats comme tout le personnel des entreprises sont appelé à sauver leurs boulots en évitant les grèves à répétition qui portent atteinte à la bonne marche des entreprises et en redoublant d’efforts, pour assurer leurs pérennité et leurs progrès.
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