samedi, 6 juin, 2026
Espacemanager
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
Espacemanager
No Result
View All Result

Quelle stratégie économique pour les partis politiques ? (2/2)

17 juin 2011
in Politique
A A
Share on FacebookShare on Twitter

(…)Face à cette évaluation négative des quelques stratégies économiques proposées par les partis politiques, du moins ceux qui ont bien

voulu dévoiler leurs cartes dans ce domaine très technique et très difficile, la question que chacun se pose est : Que faire et quelle stratégie économique appliquer ?

La réponse que j’apporte modestement en tant qu’économiste consultant auprès d’une institution internationale de développement est d’appliquer une stratégie économique basée sur les quatre piliers suivants :

a.    une réduction du T.M.M (taux du marché monétaire qui détermine tous les autres taux d’intérêts bancaires) pour réduire le coût de financement des investissements  supporté par les promoteurs du secteur privé et encourager leurs investissements;

b.    une politique budgétaire expansive qui se traduit par des investissements massifs de l’Etat non seulement pour construire les infrastructures économiques et sociales nécessaires et sans lesquels les investisseurs privés ne s’implanteront pas dans les régions défavorisées, quels que ce soit les incitations fiscales et ou exonérations d’impôts qu’on peut leur accorder (routes, chemin de fer, écoles, hôpitaux, réseaux d’assainissement, de distribution d’eau potable, d’électricité etc.), mais aussi pour un implanter des pôles de développement régionaux qui joueront un rôle de « catalyseurs », que seul l’Etat a les moyens de financer et la capacité technique de créer et autour desquels viendront s’implanter en amont ou en aval  des tas d’activité secondaires et tertiaires que le secteur privés peut assurer : commerce, distribution, loisirs etc.

c.    Une accentuation de la progressivité de la fiscalité qui consiste à baisser davantage le taux de l’impôt sur les revenus pour les catégories sociales à faible revenus et compenser la baisse des recettes fiscales qui en résulterait par une augmentation du taux pour les tranches de revenus les plus élevées (éventuellement introduire même un nouvel impôt sur les fortunes comme cela existe dans beaucoup de pays) . [1]

d.    La création d’un Fonds de Solidarité Révolutionnaire (F.D.R), alimenté par des dotations budgétaires régulières et importantes de l’Etat (et non pas des contributions « volontaires » qui s’apparentaient davantage au « racket » comme c’était le cas pour le Fond National de Solidarité(FNS), alimenté par le tristement célèbre compte 26-26), et destiné à lancer dans les régions défavorisées et à la périphérie de nos villes des programmes sociaux et de grands chantiers, que ce soit dans le domaine de la construction ou la réhabilitation d’infrastructures économiques et sociales,  de protection de l’environnement, de  prise en charge des handicapés ou  personnes âgées, d’alphabétisation des illettrés, de culture  etc. Même si le coût à supporter par la collectivité nationale est en apparence supérieur à l’utilité et la productivité de ces programmes et grands travaux, ils génèrent deux impacts positifs très importants dans le contexte actuel :

–    Ils permettent d’absorber à très courts terme un grande partie des chômeurs qualifiés ou non, en attendant que des projets productifs soient crée dans les régions défavorisées, ce qui nécessite toujours quelques années pour l’identification, la préparation et la réalisation de ces projets.

Plutôt que d’accorder sans contrepartie des subventions, allocations de chômages, dons etc. aux chômeurs qui risquent de réduire leur esprit d’initiative et les encourager à  ne rien faire pour sortir de cet état, il est fondamental que chaque salaire récompense un effort et une contribution au bien être social ou à la production nationale ;

–    Sur le plan économique, l’impact de la dépense des salaires distribués aux bénéficiaires de ces programmes sociaux qui seront injectés dans les circuits économiques pour soutenir la demande intérieure et aboutir à une croissance économique plus élevée (accompagnée certes d’un risque inflationniste) justifie largement leur mise en place et leur financement par quelque technique que ce soit (voir plus loin).

Les fondements théoriques de cette stratégie se trouvent dans n’importe quel manuel d’économie (théorie Keynésienne et modèle IS-LM), qu’il n’y a pas lieu de développer dans cet article destiné au large public et aux hommes politiques.

Je rappelle seulement que c’est grâce à une telle politique keynésienne financée par le Plan Marshal, que les pays européens dévastés par le secondaire guerre mondiale ont pu se reconstruire et connaitre trente années de croissance continue , de plein emploi et d’élévation du niveau, que les néo-économistes d’aujourd‘hui appellent nostalgiquement les «trente glorieuses».

Je rappelle aussi que c’est grâce à une telle stratégie économique appliquée en Tunisie durant les quinze premières années de l’indépendance (jusqu’à l’introduction du libéralisme économique par feu Hedi Nouira), que le pays a pu construire les infrastructures économiques minimales et créer la base de l’industrie lourde, à laquelle sont venus se greffer en amont ou en aval un grand nombre d’industries de transformation secondaire et tertiaire implantées par des operateurs privés autour de ces véritables « catalyseurs » du développement (raffinerie à Bizerte, aciérie à Menzel Bourguiba, industrie de transformation de l’alfa à Kasserine, extraction et transformation du phosphates à Gafsa, industrie chimiques à Gabes, etc.).

A la question légitime de Mr. Nabli « comment financer ?», la réponse est simple et figure même dans les manuels d’économie politique: il suffit de recourir à la technique du déficit budgétaire ! Cela veut dire en clair, que l’Etat financera les immenses investissements qui lui incombent pour développer les infrastructures économiques et sociales, créer des pôles de développement dans les régions défavorisées et financer le F.D.R en faisant fonctionner « la planche à billets » (création de monnaie par l’Institut d’Emission sans contreparties) ou en recourant aux emprunts extérieurs à moyen et long terme.  

Ces deux techniques de financement du déficit public n’étant pas du tout  équivalents en termes d’impact sur l’inflation, il est fortement recommandé à l’Etat de recourir d’abord et autant que possible aux emprunts extérieurs avant de faire appel à  la  « planche à billets », qui est technique beaucoup plus inflationniste.

Ainsi, malgré la dégradation depuis la révolution de la note de la Tunisie auprès des agences de notation, notre économie dispose encore  d’une capacité d’endettement encore non négligeable (taux d’endettement inferieur à 60% du P.N.B, alors qu’il se situe a 90% et dépasse même 100% dans beaucoup de pays Européens, Etats Unis en tête), et l’Etat devrait saisir cette chance pour contracter de nouveaux emprunts à moyen et long terme pour financer son déficit budgétaire.

Cela implique entre autres qu’il est de l’intérêt de la Tunisie d’accepter l’offre d’aide du G8 de 5 billions de $  pour les cinq prochaine années. Aux dirigeants de partis politiques qui disent qu’il faut refuser cette aide par fierté nationale ou par peur de confiscation de la révolution, je réponds qu’à situation exceptionnelle il faut des remèdes exceptionnels et que le succès de cette révolution dépendra beaucoup moins de la nature présidentielle ou parlementaire ou semi-présidentielle du régime qui sera mis en place ou de la coloration politique du gouvernement qui prendra le pouvoir, que de la capacité de futur régime et du futur gouvernement  à relever les défis économiques qui lui sont posés.

Ne nous leurrons pas sur les motivations de ces jeunes qui déclenché cette révolution: certes, ils veulent plus de liberté et de dignité, mais ils veulent surtout du pain au sens le plus large du terme (droit de chacun/chacune au travail, à fonder un foyer, à éduquer et soigner ses enfants…), et si les gouvernements, provisoires ou non, et les partis politiques s’avéreront incapables de satisfaire ces revendications légitimes qui sont à la base même du concept de « droits de l’homme », il y aura non seulement un autre Kasbah 3 comme il est question de temps à autre sur Facebook, mais des également des Kasbah 4, 5, 6, 7 … reliés par des sit-in dans les gouvernorats du pays, qui balaieront tous les acquis de cette révolution et même les réalisations des générations précédentes depuis l’indépendance !

Cette présentation de la stratégie économique je préconise serait tronquée et prétentieuse  si elle n’est pas complétée par trois remarques importantes concernant les chances réelles de son succès dans le contexte politique, économique et social de la Tunisie d’aujourd’hui :

La première remarque est qu’il est démontré théoriquement et vérifié empiriquement dans plusieurs pays du monde, qu’une stratégie économique d’inspiration keynésienne permet certes d’améliorer la croissance économique et de réduire le chômage à court et moyen terme, mais elle a tendance à favoriser aussi l’apparition d’un processus inflationniste ou le renforcement de celui qui existe déjà.

En effet, les remèdes économiques sont un peu comme  les remèdes pharmaceutiques : ils permettent de soigner un mal mais génèrent souvent aussi des effets secondaires indésirables, appelés dans le cas de l’économie « effets pervers », qu’on doit essayer de corriger par d’autres instruments de politique économique, telle que la politique monétaire suivie par la Banque Centrale.  

C’est pour cela que ni cette stratégie ni aucune autre stratégie économique n’est parfaite. La question qui se pose à toute communauté nationale et à tous les Tunisiens est enfin de compte la suivante: la stratégie économique à appliquer doit-elle viser en priorité la réalisation du plein emploi quitte à ce qu’il s’accompagne de  l’inflation, ou au contraire, la stabilité des prix quitte à ce qu’elle s’accompagne du chômage?  

C’est à ce niveau que « l’économie » en tant que discipline scientifique  rejoint la « politique » tant que choix de société et que les partis politiques, selon qu’ils soient de gauche, de droite ou du centre et selon leur sensibilité à des valeurs humaines telles que la justice, l’égalité, le droit pour tous d’avoir un travail etc., doivent faire leur choix.

C’est à ce niveau également que l’élection libre d’un gouvernement représentatif des différentes couches sociales et de différentes régions, qui doit faire ces choix stratégiques  au nom de toute la collectivité nationale, devient cruciale.

En attendant ces élections et le choix des élus du peuple, je suis convaincu pour ma part que, compte tenu des causes qui ont déclenché la révolution en Tunisie et de la gravité de la propagation du « cancer » du chômage, la stratégie économique à adopter doit chercher en premier lieu la réalisation du plein emploi [2] et la croissance économique, même si cela comporte l’effet secondaire de relance de l’inflation, qu’il est toujours possible d’essayer de limiter par une politique monétaire restrictive de la part de la Banque Centrale.

Le niveau de cet article destiné au grand public ne permet de renter davantage dans les détails techniques de la politique monétaire et de taux de change que la Banque Centrale doit suivre pour limiter les effets inflationniste de la stratégie préconisée.

La deuxième remarque importante à faire concerne l’efficacité possible en Tunisie d’une composante importante de cette stratégie, à savoir : la politique de réduction du taux d’intérêt en vue de relancer les investissements et la création d’emplois par le  secteur privé.  

Certes, en théorie, une baisse du taux d’intérêt engendre une baisse du coût de l’investissement supporté par les promoteurs  et donc un accroissement du volume des investissements, qui, amplifié par l’effet du multiplicateur et de l’accélérateur,[3] engendre un accroissement du PIB multiple du montant initial d’investissement qui l’a déclenché.  

Mais en pratique, cela ne se produit que si certaines conditions sont réalisées, en particulier l’existence de projets d’investissements potentiellement rentables compte tenu la demande sur le marché intérieur ou extérieur, une classe d’homme d’affaires qui sont capables d’assumer les risques technologiques et financiers associés aux investissements à forte valeur ajoutée, un système bancaire qui met ses capacités de financement aux service des promoteurs innovants  plutôt qu’au service des spéculateurs et consommateurs, et enfin une transparence dans la gestion des affaires et une bonne gouvernance dans tous les domaines de la vie politique et économique, en particulier une justice indépendante et une administration efficace. Si l’une ou l’autre de ces conditions n’est pas réalisée, cette politique échouera comme ce fût le cas sous le régime de Ben Ali.

En effet, les baisses successives et à trois reprises du T.M.M par la Banque Centrale durant les cinq dernière années du régime Ben Ali n’ont pas aboutit à l’effet escompté d’accroissement des investissements et de création d’emplois, mais ont engendré plutôt un accroissement de la consommation et de la spéculation immobilière ou autre, renforçant ainsi l’inflation.

Cette expérience récente sous l’ère Ben Ali constitue un exemple concret  de l’échec d’une politique des taux d’intérêts lorsque l’abus de pouvoir et la corruption règnent dans l’environnement où cette politique est appliquée, et surtout lorsque le système bancaire ne remplit pas sa fonction essentielle de drainer l’épargne du public pour financer les investissements productifs et créatifs d’emplois, plutôt que les investissements improductifs et spéculatifs.

La stratégie économique dont j’ai esquissée ci-dessus les grandes lignes, ou toute autre stratégie de développement économique d’ailleurs, ne peut réussir sans  une bonne gouvernance et sans un changement radical dans les méthodes de gestion des banques, quelles soient publiques ou privées.

Cela implique entre autres un changement des P.D.G qui sont à la tête de ces banques et qui, pour la plupart, sont des redevables sinon des alliés du régime précédant et dont la préoccupation première était de rendre service aux frères et cousins jusqu’au degré le plus éloigné de l’ ex-«régente de Carthage», en vue de garder leurs fauteuils le plus longtemps possible. Mais là, c’est un autre dossier que ni le Gouvernement Provisoire, ni les partis politiques, ne semblent vouloir ouvrir.

La troisième remarque importante pour le succès de la stratégie économique préconisée est l’indépendance de la Banque Centrale par rapport au pouvoir exécutif.

En effet, par son pouvoir de fixation du niveau du T.M.M, ses interventions quotidiennes sur le marché monétaire, sa politique de taux de change et son pouvoir de contrôle de l’activité des banques commerciales, y compris les banques privées, la Banque Centrale joue un rôle de premier plan dans la mise à la disposition des agents économiques des ressources financières nécessaires pour financer leurs activités et notamment d’investissement, le contrôle de la masse monétaire en circulation, la compétitivité de nos produits sur les marchés exterieurs et la lutte contre l’inflation.

C’est pouvoirs exorbitants et essentiels à la vie économique ont conduit plusieurs Etats à garantir l’indépendance de l’Institut d’Emission par rapport à l’exécutif afin qu’il applique la politique qu’il juge la plus adaptée à la conjoncture économique sans avoir à rendre des comptes à tel ou tel ministre.

Pour ma part, je préconise d’aller plus loin et d’inscrire cette indépendance dans la future Constitution pour que le Gouverneur de la Banque Centrale applique une politique monétaire au service de l’économie et non pas au service du pouvoir en place, quel qu’il soit.

D’autre part, cela implique que le gouvernement nomme à la tête de cette institution stratégique l’économiste le plus brillant, compétent et expérimenté du pays (c’est le cas aujourd’hui, mais ce ne fût pas le cas pendant de longues années sous le régime Ben Ali).

Les principales conclusions à tirer de cette lecture économique du paysage politique en Tunisie sont par ordre de priorité :

–    Que le régime politique qui sera issu de la Constituante sera parlementaire, présidentiel ou semi-présidentiel, que le prochain gouvernement qui en sortira sera de gauche, de droite, du centre ou religieux ou une coalition de toutes ces tendances, les mécanismes économiques d’ajustement structurel et les lois impitoyables de la mondialisation et de la compétitivité internationales sont les mêmes.  Pour qu’ils soient crédibles, il est impératif  que tous les partis politiques intègrent ces lois et mécanismes économiques dans les stratégies et programmes qu’ils préconisent.

–    Les partis politiques ont une responsabilité historique dans la réussite ou l’échec de la révolution et ils doivent se garder de  lancer, surtout à la radio et à la télévision qui ont une large audience très hétérogène, des promesses irréalistes ou des réformes économiques utopiques et qui, si jamais elles sont mises en œuvre,  détérioreront davantage l’équilibre macro-économique structural de l’économie nationale.  

Dans le contexte politique très instable actuel, ni la recherche de voies pour gagner les élections, ni  les excès de zèle de discours révolutionnaires, ni le manque de formation économiques de certains responsables de partis politiques ne peuvent les excuser de répandre de fausses idées et de donner de faux espoirs aux millions d’auditeurs.

–    Comme leurs noms l’indiquent, les sciences économiques sont une science et ne s’improvise pas comme apprenti-économiste tout homme politique ou syndicaliste qui le veut. Il est de la responsabilité de tous les partis politiques de faire appel aux meilleurs économistes et experts du pays pour les aider à établir des programmes économiques cohérents qui s’insèrent dans le cadre d’une stratégie globale, et qui soient quantifiables, finançables et économiquement faisables et surtout qui sauvegardent les équilibres macro-économiques structurels de l’économie.

–    Certes, période pré-électorale oblige, les juristes doivent continuer à occuper la scène médiatique pour expliquer aux futurs électeurs les procédures et les enjeux des élections à venir.

N’empêche qu’une plus grande place doit être laissée aux économistes, pas toujours d’ailleurs des universitaires qui n’ont pas eu l’occasion de confronter les théories qu’ils enseignent à la complexité de la réalité économique, pour leur expliquer les enjeux économiques et leur permettre de faire leur choix entre les différents programmes et stratégies que les partis politiques leur proposent.

Les économistes ont un rôle pédagogique important à jouer pour améliorer la culture économique de tous les citoyens, en particulier celle des dirigeants de partis politiques et des syndicalistes qui veulent jouer un rôle de premier plan dans le futur gouvernement.

–    Les juristes et les membres de la future Assemblée Constituante doivent analyser la possibilité d’inscrire l’indépendance de l’Institut d’Emission par rapport au pouvoir exécutif, dans la future constitution.

 

[1] Outre qu’une fiscalité directe plus progressive contribue à instaurer davantage de justice sociale et de solidarité entre les couches sociales, on démontre théoriquement et on a vérifié empiriquement, que les ménages qui ont déjà un revenu élevé ont tendance à épargner sous forme «oisive»,  la plus grande partie de tout supplément de revenus qui leur est accordé, alors que les ménages à faibles revenus ont tendance a dépenser la plus grande partie sinon la totalité de tout supplément de revenus qui leur est accordé pour couvrir davantage de leurs besoins, injectant ainsi ces revenus supplémentaires dans le circuit économique. Les économistes appellent cela « la  propension marginale à épargner » de chaque groupe social qui est à la base du concept très important de «multiplicateur» et celui d’ «accélérateur» des investissements. Ils démontrent mathématiquement et empiriquement que toute redistribution des revenus en faveur des classes les plus pauvres engendre, pour un même montant d’investissement privé ou public,  engendre un accroissement plus élevé du P.I.B. et donc une croissance économique plus élevée et une absorption plus grande du chômage, ceci sous réserve d’une politique douanière et de taux de change qui limite la « fuite » en termes d’accroissement des importations.


[2] En économie, le plein emploi ne veut pas dire que 100% de la population active est employée. En effet, on considère qu’il y a plein emploi lorsque le taux de chômage ne dépasse pas le seuil de 4 à 5%, car une partie de la population active accepte un chômage volontaire pour changer d’empois ou de régions, se recycler  pour s’adapter au progrès technologique etc.

 

[3] Voir supra


Par Dr. Sadok Zerelli
Economiste- Consultant à la Banque Mondiale

Previous Post

Tunisie: les sites Pornos filtrés graduellement

Next Post

Tunisie: Abdessattar Massaoudi et Rached Fray défendront Ben Ali et son épouse

Next Post

Tunisie: procès de Houssame Trabelsi pour l'Affaire Star Academy à Sfax

Discussion about this post

EspaceManager

Espacemanager

  • Contact
  • Qui sommes-nous ?

Nos rubriques

  • Actualités
  • Auto
  • Chroniques
  • Communiqués
  • Divers
  • Économie
  • Finance
  • High-tech
  • Infos sociétés
  • International
  • Interviews
  • Macro
  • Marketing
  • Politique
  • Social
  • Sport

Suivez Nous!

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR