
Dans un communiqué qu’elle a rendu public en réaction à une proposition qui lui a été faite par le chef du gouvernement, concernant la nomination d’un nouveau Président Directeur Général (PDG) à la tête de l’Etablissement de la télévision tunisienne, la haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) a indiqué qu’elle refuse que son rôle soit réduit à un simple aval des nominations.
Le Chef du Gouvernement a semble-t-il adressé à la HAICA une proposition comportant la candidature de Mofdi Mssedi, Rached Younes et Abdelkader Miliki pour choisir l’un d’eux comme nouveau PDG de la Télévision Nationale.
Mais l’instance a refusé la procédure et a fait part de son attachement à son rôle de régulation dans la nomination du nouveau PDG dans les plus brefs délais, selon des critères objectifs et transparents et la sélection des candidats en tenant compte de la compétence, l’expérience professionnelle, l’indépendance et la neutralité.
Dans ce contexte, la HAICA a souligné la nécessité d’ouvrir la voie aux candidatures et de sélectionner les candidats sur la base des critères qu’elle va définir, à cet effet.
Cette position de la HAICA a divisé les opinions
Si certains l’ont considéré logique et qu’il est du droit de cette instance d’essayer d’organiser le secteur, d’autres ont par contre estimé qu’elle a outrepassé ses compétences et qu’elle veut à tout prix mettre la main sur le domaine, précisant que ce genre d’attitude rappelle l’époque de la dictature et du ministère de l’Information qui monopolisait tout.
Selon ceux qui s’opposent à sa position, l’article 19 du fameux décret 116 est très clair puisqu’il précise que le rôle de la HAICA est d’émettre un avis conforme concernant la nomination des PDG des établissements audio-visuels publics. Ceux là ont appelé à respecter le décret 116 dans son intégralité et d’appliquer les lois pour organiser le secteur et mettre un terme à l’anarchie.
Cheker Berhima
Discussion about this post