
Les participants ont affirmé que la Constitution adoptée la veille en première lecture «est bel et bien la constitution du peuple et non point un projet soufflé par le pouvoir en place».
Ils ont estimé que la Constitution mise en forme avec le concours actif des composantes de la société civile et des experts est «globalement favorable au caractère civil de l’Etat et garant des droits, des libertés fondamentales et de la justice sociale.
L’avocat et vice-président du Mouvement Ennahdha Abdelfattah Mourou y voit « une Constitution inclusive non parachutée» même si, objecte-t-il, la formulation de certains de ses articles a du se faire au prix de compromis politiques, qu’il a qualifiés de « conjoncturels et improvisés»
Il a cité à ce propos l’article 6, dans son volet relatif à l’interdiction du « takfir». «C’est une question qui relève du pénal et qui, à ce titre, n’aurait pas du figurer dans la Constitution», a-t- il estimé.
De son coté, le secrétaire général de l’Académie internationale de droit constitutionnel, Ghazi Ghrairi, a déclaré en substance: «l’écriture de la Constitution s’est faite en totale interactivité avec les composantes de la société civile et répond aux attentes des régions de l’intérieur.
La directrice du bureau tunisien de l’ONG Human Rights Watch, Emna Guellali, a admis quant à elle que le projet de constitution «a pris en compte les standards internationaux des droits de l’Homme malgré des tentatives épisodiques de diabolisation de ces normes».
Source :TAP
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