La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a décidé, mardi soir, de rejeter la demande de remise en liberté du secrétaire général du mouvement Ennahdha, Aïjmi Lourimi, ainsi que du militant du mouvement, Mousab Gharbi. Elle a également fixé la date du 3 juillet pour l’ouverture du procès.
L’affaire concerne l’arrestation, en 2024, d’Aïjmi Lourimi par des agents de la brigade de recherches et d’investigations de la Garde nationale de Tebourba, alors qu’il se trouvait à bord d’un véhicule dans la région de Borj El Amri, en compagnie d’un militant du mouvement Ennahdha faisant l’objet de deux avis de recherche émis à la demande du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.
Il est rappelé que la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis avait décidé de renvoyer Aïjmi Lourimi, secrétaire général du mouvement Ennahdha, ainsi que Moussaab Gharbi devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis afin qu’ils soient jugés, tout en rejetant la demande de remise en liberté concernant Gharbi.
Lourimi est poursuivi pour le chef d’accusation suivant : « abstention d’informer les autorités compétentes d’éléments portés à sa connaissance concernant une infraction terroriste ».

