Le prix Nobel de la paix a récompensé vendredi la juriste Navi Pillay, octogénaire sud-africaine qui a lancé un plaidoyer pour le droit international attaqué de toutes parts, y compris le même jour par l’administration de Donald Trump.
Vivement décrié par Israël, le choix du comité Nobel norvégien a été suivi par l’adoption quelques heures plus tard de nouvelles sanctions par Washington à l’encontre de la Cour pénale internationale (CPI), pilier de l’ordre juridique mondial.
Âgée de 85 ans, Mme Pillaya notamment présidé une commission d’enquête indépendante de l’ONU qui, l’an dernier, a accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza.
La Sud-Africaine, qui a présidé la commission d’enquête indépendante de l’ONU chargée d’enquêter à Gaza, a aussi mis en avant son travail sur le territoire palestinien. « La dernière chose que j’ai faite a été de remettre le rapport sur Gaza, dans lequel je qualifie ce qui s’y passe de génocide », a rappelé Navi Pillay.
« L’une des principales réactions à ce rapport est de souligner mon courage. Pourquoi faudrait-il du courage pour dire la vérité ? Vous interprétez la loi, vous examinez tous les faits », a-t-elle mis en avant.

