Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé lundi, au palais de Carthage, une réunion du Conseil des ministres consacrée notamment à plusieurs dossiers économiques et sociaux, dont le fonctionnement des services publics et la flambée des prix.
Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a souligné la nécessité de répondre aux revendications du peuple tunisien et de surmonter les difficultés, quelle qu’en soit l’origine. « Seule la volonté ferme et sincère finira par l’emporter », a-t-il affirmé, citant également un verset du Coran : « Quant à l’écume inconsistante, elle s’en va. Ce qui est utile aux hommes demeure sur terre. »
Réaffirmant sa détermination à mener une lutte sans relâche contre la corruption, Kaïs Saïed a assuré que les Tunisiens sont résolus à recouvrer l’intégralité de leurs droits. Il a appelé à un engagement total au service de la nation, estimant que, malgré les difficultés, la bataille finira par tourner en faveur du peuple.
Répondant à ceux qui, selon lui, multiplient les accusations contre les Tunisiens, le président a lancé : « Ce peuple s’est juré libre. » Il a présenté les aspirations à la liberté et à l’émancipation comme étant au cœur de cette détermination, affirmant que toute tentative visant à entraver cette marche se heurtera à la volonté populaire.
« L’histoire avance. Jamais elle ne recule », a-t-il martelé.
Le chef de l’État a, par ailleurs, annoncé que de nouvelles décisions seraient prises, précisant qu’elles ne se limiteraient ni à des déclarations ni à des communiqués. Il a insisté sur l’importance des résultats concrets, qui constitueront, selon lui, le véritable message.
Enfin, s’en prenant à ceux qui misent sur l’échec du processus engagé ou chercheraient à entraver son aboutissement, notamment sous l’effet de pressions qu’il associe à des velléités hégémoniques et coloniales, Kaïs Saïed s’est dit convaincu que la volonté du peuple tunisien finira par se concrétiser.
« L’heure de la victoire sonnera », a-t-il conclu, malgré ceux qui, selon ses termes, ont conspiré et continuent de le faire.
TAP

