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A la disparition des géants, surgissent les nains et les insignifiants !

9 décembre 2013
in Chroniques
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La Tunisie millénaire a toujours rayonné par la légende  de ses femmes et de ses hommes qui ont marqué à travers l’histoire leur temps et leur époque.

Ils ont fait de ce petit pays par la taille, un géant par ses œuvres. Modèle en matière de progrès, d’éducation, de santé, d’émancipation et de condition de la femme, la Tunisie prétendait dans un passé pas très lointain au statut tant convoité de pays émergent malgré les dépassements et les malversations de la famille régnante d’avant.

Hélas la Tunisie perd de sa grandeur et glisse inéluctablement vers la régression  du fait d’une caste de nains qui s’emploie à l’humilier, à la maltraiter, à la violenter, à l’offenser et à renier ses acquis de modernité et de progrès. La Tunisie est à genoux à cause d’insignifiants personnages qui mènent une guerre cruelle contre son unité, son patrimoine, ses légendes et sa spécificité.

Les missiles dévastateurs de l’ignorance, de l’obscurantisme et de la violence s’abattent sur ce pays, jadis paisible, et les tunisiens se doivent de lutter contre ces armes de destruction patriotique.

Clamer le retour à la légende et la grandeur de ce petit pays est fondamental pour les plus patriotes et les discours se doivent d’abonder dans ce sens. Dépourvue de richesses naturelles, la Tunisie n’a compté ni sur son pétrole ni sur son gaz pour éduquer son peuple et bâtir sa nation.  Elle n’a pu compter que sur le génie de ses femmes et de ses hommes, pour baliser les fondements d’une république moderne et avancée.

Les tentatives d’abrutir les nouvelles générations, de semer le séparatisme et de baliser les fondements pour une  partition du pays  sont indéniables. Aujourd’hui, on peut s’interroger sur la capacité de la Tunisie à rester debout, à garder le cap du progrès et  à tenir son rang de modèle pour les autres pays arabes beaucoup plus riches qu’elle.  Peut-elle résister contre ces attaques wahhabites qui visent à diviser le pays, à importer l’ignorance et la barbarie à coup de millions de dollars salis par le déshonneur et la traitrise ?

Saluée  et portée en triomphe au lendemain de la plus grande escroquerie de l’histoire,  la nouvelle classe politique s’est révélée sous son vrai visage. Incapable, aigrie, haineuse, usurpatrice, mesquine, ingrate et infidèle. Une caste de nains insignifiants  et de mercenaires sans envergure affichant une  incapacité criarde à récompenser ce peuple escroqué, à réaliser ses vrais objectifs et à répondre à ses réelles attentes en matière de dignité, d’emploi, de développement équitable, de sécurité, de clientélisme et de crise économique.

Avec un président qui  se borne à calomnier d’honnêtes gens pour assouvir ses fantasmes de vengeance, des élus qui tout en se prostituant et en changeant de proxénète politique au gré des sommes versées s’accrochent à une légitimité ternie et obsolète,  un gouvernement  amorphe plus prompt à l’endoctrinement qu’à l’action et tentant de camoufler son fiasco politique, économique et social par le leurre de la réconciliation du Tunisien avec sa religion comme s’il n’était pas musulman   et  une opposition prisonnière de ses divisions et malade de ses égos , plaçant l’enjeu  au niveau des personnes au lieu des programme, l’ombre d’une faillite économique, d’un chaos social et d’une crise identitaire est inéluctable.

A défaut d’être une alternative politique et d’œuvrer pour un nouveau modèle sociétal prônant la réconciliation et la paix sociale, la nouvelle caste politique à réussi à diviser les Tunisiens et à se faire haïr.

L’incompétence, le populisme, l’affairisme grandissant, le blanchiment insolent de l’histoire, l’imposture de certains hommes insignifiants ,la légalisation de cette nouvelle prostitution politique ,l’absence de développement, la cherté de la vie,  la violence , la menace de partition et les suspicions de corruption qui pèsent sur certains ténors de l’intégrité et de l’honnêteté sont autant d’obstacles aux ambitions que les Tunisiens ont nourrit au lendemain de la chute de l’ancien régime que l’écroulement d’un rêve tant caressé  et transformé par l’ingratitude et l’imposture en un cauchemar terrifiant et horrifiant.

Jalel JEDDI

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