
Dénoncé en janvier par l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, Mohammed Hammami, réputé en France pour ses prêches violents contre les Juifs et les femmes adultères, vient d’être expulsé.
L’imam tunisien, connu pour ses discours extrémistes à la mosquée Omar, dans le XIe arrondissement de Paris, a finalement été expulsé de France.
Cette expulsion fait suite aux différents propos antisémites proférés par l’imam et son appel au djihad.
«Nous avons décidé d’être intransigeants à l’égard de tous ceux qui profèrent des discours de haine à l’égard de la République et de nos valeurs, et de procéder à l’expulsion de responsables, de militants religieux qui prônent un islam radical», a notamment déclaré le ministre de l’Intérieur français Manuel Valls.
Mohamed Hammami était dans le collimateur des autorités françaises depuis quelques mois déjà.
L’ancien ministre de l’Intérieur de Sarkozy, Claude Guéant, avait accusé par le passé l’imam Hammami d’avoir prôné le djihad, d’avoir «tenu des propos violemment antisémites» et «d’avoir appelé à fouetter à mort la femme adultère».
L’imam a été arrêté dans la rue, devant son domicile, et conduit illico à l’aéroport pour rejoindre la Tunisie. Ses «provocations, délibérées, répétées et inacceptables à la discrimination et à la violence constituaient une menace pour la société française et pour sa sécurité», a assuré Manuel Valls.
Âgé de 76 ans, père de cinq enfants et grand-père de dix-neuf petits-enfants, l’imam, qui niait tout en bloc, appartenait à l’association Foi et pratique, qui se réclame de la mouvance rigoriste Tabligh.
Le 5 mai dernier, ses avoirs ont été gelés, ainsi que ceux de son épouse. Mais, le 15 mai, la commission d’expulsion statuant sur son sort, de façon consultative, avait estimé que «son expulsion porterait atteinte à sa vie familiale».
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